Le Larlé Naaba Tigré ( gauche) a reçu une attestation en hommage à son grand-père, le Larlé Naaba Ambga.

L’association M’buud viim, a organisé une soirée d’hommage aux artistes disparus de la musique traditionnelle dans la soirée du samedi 26 janvier 2019 à Ouagadougou.

Les artistes disparus de la musique traditionnelle ont été à l’honneur, le samedi 26 janvier 2019 à Ouagadougou. Et pour cause, c’est cette date que l’association M’buud viim a retenu pour leur rendre hommage à travers une cérémonie solennelle. L’idée est partie, aux dires du président de la structure, Adama Dinga, de la lecture d’un recueil de nouvelles. Il s’agit du «Tremplin de la sagesse», un ouvrage du député Raphaël Kouama, par ailleurs parrain de la manifestation.

La cérémonie a permis au public de (re) découvrir les œuvres d’artistes disparus.

Convaincu qu’”un artiste ne meurt jamais”, l’association M’Buud viim a ainsi fait revivre les chanteurs traditionnels par leurs œuvres. En outre, des attestations ont été remises aux familles d’illustres disparus dont le Larlé Naaba Ambga, Souleymane Zoungrana, Georges Ouédraogo, Jean Claude Bamogo ou encore Djata Ilebou. Les organisateurs ont également témoigné leur gratitude à M.Kouama pour ses nombreux efforts en faveur de la musique burkinabè en général et traditionnelle en particulier.

Ce dernier a confié vouloir, à travers son soutien à cette soirée, contribuer à la pérennisation de la culture burkinabè. «De nombreux artistes traditionnels nous ont éduqué à travers leurs œuvres. Les contes du Larlé Naaba Ambga, par exemple, étaient très instructifs. Il est donc de notre devoir de leur rendre hommage et de montrer à la nouvelle génération que des personnages de haut niveau ont marqué notre
histoire», a-t-il estimé.

Un point de vue partagé par le Larlé Naaba Tigré, présent également à la cérémonie. «Tout le monde est fier de sa culture. Mais peu de personnes sont prêtes à faire quelque chose pour cette culture. C’est pourquoi, nous n’avons pas hésité à soutenir cette louable initiative», a-t-il déclaré, avant de souhaiter la pérennisation de cette activité pour le grand bonheur de la culture burkinabè.

Nadège YAMEOGO

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