Le colloque sur les résultats du deuxième Programme national de gestion des terroirs (PNGT2) a refermé ses portes hier, mardi 29 janvier 2019 à Ouagadougou avec à la clé, plusieurs recommandations pour la consolidation des acquis engrangés.

Les acteurs des collectivités locales et régionales ont promis de consolider les acquis du PNGT2.

Après deux jours de réflexion, les acteurs de mise en œuvre et les bénéficiaires du deuxième Programme national de gestion des terroirs (PNGT2) sont parvenus à la conclusion que l’approche holistique et endogène en matière de développement local utilisée par le programme a été salutaire pour les communes et régions du Burkina Faso. Présents à Ouagadougou les 28 et 29 janvier 2019 pour le colloque sur les résultats du PNGT2 dont la clôture est intervenue le 31 décembre 2018, les participants ont tous été unanimes sur les impacts positifs des infrastructures socioéconomiques réalisés à travers le pays, mais surtout du renforcement des capacités des collectivités locales pour prendre en main leur développement.

Au regard de ces acquis, les 300 participants du colloque ont recommandé au gouvernement, la mise en place d’un autre programme de consolidation des capacités des collectivités territoriales en tenant compte des chantiers inachevés, en valorisant le stock de compétences et de connaissances produit par le PNGT2. Ce, dans le cadre des nouveaux référentiels de la décentralisation.

Dans la même lancée, les participants ont relevé la nécessité d’accélérer l’accompagnement des communes pour la sécurisation foncière, la mise au point des outils d’aide à l’analyse de la rentabilité financière des microprojets économiques qui sont censés générer des ressources propres pour les collectivités territoriales.

La Banque mondiale toujours disposée à soutenir la décentralisation

Ils ont aussi suggéré à l’Etat, la formalisation de la fonction de suivi-évaluation et celle de sauvegarde environnementale et sociale au niveau des communes pour la sauvegarde de la paix. Il en est de même pour la prise en compte de la frange la plus pauvre de la population « qui semble avoir été faiblement impactée par les actions du programme ». Tous ces souhaits seront pris en compte, foi du gouverneur de la région du Centre, Sibiri De Issa Ouédraogo, représentant le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles.

«Le gouvernement prend l’engagement d’approcher la Banque mondiale et d’autres partenaires pour négocier un accompagnement dans la perspective de répondre aux sollicitations légitimes des collectivités territoriales », a-t-il assuré. Pour lui, les résultats du colloque confirment la pertinence du PNGT2 et son importance dans l’accompagnement des communautés locales sur le chemin du développement rural décentralisé. C’est pourquoi, il s’est dit optimiste quant à la mise en place diligente d’un instrument « au moins aussi pertinent et performant » capable de répondre aux attentes des bénéficiaires pour suppléer le PNGT2.

Mais en attendant, il a invité les bénéficiaires à valoriser les acquis engrangés pour continuer de transformer qualitativement les mentalités, les perceptions et surtout la confiance en soi des acteurs pour la prise en main de leur développement. Formulant le même conseil, le chef de projet à la Banque mondiale, Elysée Ouédraogo a assuré que son institution reste engagée à accompagner le Burkina Faso pour la consolidation de la décentralisation.

Eliane SOME
elianesome4@gmail.com

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