L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) organise, les 29 et 30 janvier 2019 à Ouagadougou, un atelier de validation de l’étude sur l’harmonisation des approches en matière de transferts monétaires au Burkina Faso. L’approbation de l’étude devrait permettre aux acteurs intervenant dans l’assistance humanitaire d’avoir des approches harmonisées sur les transferts monétaires.

Les acteurs du domaine de la protection sociale en termes de transferts monétaires au Burkina Faso dont les ONG, les bailleurs de fonds et l’Etat, devraient, désormais, avoir des standards minimums d’approches. Au cours d’un atelier, qui se tient les 29 et 30 janvier 2019 à Ouagadougou et organisé par le Fonds des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le document provisoire sur l’harmonisation des approches en matière de transferts monétaires est soumis à validation à une quarantaine de participants. Selon le président du groupe technique de travail sur les transferts monétaires, Jonas Soubeiga, l’assistance aux personnes vulnérables peut consister en un don de nourriture directement ou à travers des coupons à échanger mais aussi du cash afin de répondre à un certain nombre de besoins.

«Ce sont des actions qui accompagnent la lutte contre la pauvreté. Les transferts monétaires sont efficients et permettent de respecter la dignité des bénéficiaires, d’accéder à des produits dont la distribution peut être difficile. Nous pensons que c’est une modalité qui est efficace, surtout dans le contexte de développement mais aussi de plus en plus dans les urgences», a expliqué Jonas Soubeiga.

Une recommandation des acteurs

A l’écouter, l’avantage de cette assistance est qu’elle développe l’économie locale et permet aux petits commerçants et agriculteurs ainsi qu’aux ménages, d’avoir un pouvoir d’achat, quand les marchés sont fonctionnels.
Le représentant de la FAO au Burkina Faso, Lotfi Allal, a rappelé que son organisation, au regard de la récurrence des crises alimentaires et nutritionnelles et au nombre de plus en plus croissant de réfugiés, a renforcé ses actions dans l’assistance humanitaire en lien avec les transferts monétaires.

«Elle a ainsi développé non seulement des référentiels et des directives en la matière et mis en œuvre plusieurs projets et programmes de développement sur le terrain. Conformément à son mandat et à son objectif stratégique 5, la FAO a toujours été présente dans le dialogue national sur les questions de protection sociale et de transferts monétaires», a soutenu le représentant de la FAO au pays des Hommes intègres. C’est pourquoi, il a laissé entendre que les résultats de l’étude donneront au gouvernement burkinabè, des axes de réflexion pour orienter les futures discussions sur l’harmonisation des approches en matière de transferts monétaires.

«C’est le lieu pour moi de féliciter le comité technique de suivi, sous la coordination du Secrétariat permanent du Conseil national de la protection sociale (SP/CNPS), pour sa contribution à la qualité de l’étude», a lancé, Lotfi Allal.

En rappel, c’est lors d’un atelier national sur l’harmonisation des approches en matière de transferts monétaires en lien avec la protection sociale et la résilience que la FAO en collaboration avec le SP/CNPS et les structures membres du groupe de travail ont recommandé une étude afin d’analyser les alternatives d’harmonisation des programmes de transferts (modalités d’intervention, montant et fréquence des transferts, critères de ciblage, etc.).

Joseph HARO
josephharo4@gmail.com

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