Décès suspects dans la Tapoa

Le gouvernement de Christophe Marie Joseph Dabiré a tenu son tout premier Conseil des ministres, le mercredi 30 janvier 2019 au palais présidentiel de Kosyam sous la Présidence du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. La séance a été dominée par des questions d’actualité.

Les rumeurs sur la mort suspecte de 25 malades dans la commune de Botou, province de la Tapoa dans la région de l’Est, était, hier mercredi 30 janvier 2019, au menu du premier Conseil des ministres de la nouvelle équipe gouvernementale dirigée par Christophe Marie Joseph Dabiré. Selon le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou, la ministre de la Santé, Léonie Claudine Lougué, a fait l’état de la situation au conseil. De son rapport, il ressort, selon les services de santé, que les symptômes indiquent que ces personnes sont décédées des suites de méningite.
Toujours selon le personnel soignant, d’autres signes font également penser à la fièvre de lassa et la première victime décédée serait venue du Bénin voisin. «Des études approfondies sont en cours afin de déceler de façon précise la source du mal», a dit le ministre de Communication, citant son collègue de la Santé. Poursuivant son récit, Rémis Dandjinou a fait cas des mesures envisagées par l’exécutif. «Le conseil a recommandé la prudence dans cette partie du pays, de sorte que tous les cas suspects de malades soient référés systématiquement dans les formations sanitaires. Il est également prévu des mesures préventives pour éviter une éventuelle contamination à l’échelle de la région, au cas où les tests confirment la méningite», a-t-il fait savoir. Les affrontements meurtriers et leurs lots de morts, qui ont eu lieu en début d’année à Yirgou dans la commune de Barsalogo, ont refait surface lors de la rencontre hebdomadaire. Réagissant à une question de la presse, le porte-parole du gouvernement a laissé entendre que bien avant Yirgou, il y a eu des enlèvements de personnes dans d’autres localités du Burkina Faso et qu’il ne voudrait pas que la presse mette ce drame au compte de la stigmatisation d’un groupement ethnique.
«On a enlevé des Français, des Canadiens, des Burkinabè et non pas des Peulhs ou des Mossi. Je vous assure que l’Etat prendra les mesures qui s’imposent pour que la sérénité revienne au sein des populations», a-t-il conclu. Le Conseil des ministres s’est aussi penché sur deux points relatifs à l’organisation du travail gouvernemental et la réduction du train de vie de l’Etat. Sur le premier sujet, le ministre Dandjinou a indiqué que le président du Faso souhaite une organisation efficace du travail au sein de l’Exécutif afin d’obtenir des résultats dans les meilleurs délais. «Le conseil a donc discuté sur les mesures à prendre pour accélérer la conduite des affaires dans chaque département ministériel», a-t-il précisé. Concernant la question de la réduction du train de vie de l’Etat, une commission a été mise en place, après des échanges entre les membres du gouvernement, pour recueillir l’ensemble des propositions issues de la réunion. Et M. Dandjinou d’ajouter qu’au terme des travaux de ladite commission, dans les deux semaines à venir, l’exécutif devrait obtenir des propositions à même de lui permettre de réduire ses charges.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr

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