Le Réseau des institutions nationales des droits de l’homme des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (RINDH-UEMOA) a organisé le mardi 29 janvier 2019, un panel sur «Les enjeux de la migration dans l’espace ouest- africain ».

Le Réseau des institutions nationales des droits de l’homme des pays-membres de l’Union économique et monétaire ouest- africaine (RINDH-UEMOA) est préoccupé par les exactions commises à l’encontre des migrants dans les pays d’accueil et de transit. En marge de son Assemblée générale, tenue le mardi 29 janvier 2019, à Ouagadougou, le Réseau a organisé un panel sur le thème : « les enjeux de la migration dans l’espace ouest-africain ».

En plus des délégations venues des pays- membres de l’espace communautaire dont le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Bénin, il y avait des représentants des structures étatiques, des Organisations de la société civile (OSC) et des organismes locaux intervenant dans le domaine au pays des Hommes intègres. Au menu du panel, cinq communications portant sur des problématiques en lien avec les questions migratoires développées par des experts avisés. On peut retenir entre autres thématiques, « Le rôle des INDH face aux défis de la question migratoire dans l’espace UEMOA», « L’Organisation internationale de la migration (OIM) et la migration irrégulière en Afrique : quelle approche gagnante » ?; « la protection des droits des migrants partant de l’Afrique de l’Ouest vue par le Bureau régional du Haut-Commissariat aux droits de l’homme ».

Sur le premier thème, le président du Comité sénégalais des droits de l’homme (CSDH), Me Pape Sène a, d’entrée de jeu, indiqué que les défis sont énormes et complexes pour le RINDH-UEMOA, au regard des graves violations des droits commises sur des citoyens de l’espace communautaire. Il a cité notamment les conditions de détentions des migrants dans les pays de transit ou d’accueil et les tracasseries aux frontières entre Etats. Pour le conférencier, les institutions nationales doivent mener un plaidoyer auprès des autorités de chaque pays-membre afin que des sanctions soient prises à l’encontre des agents indélicats qui se rendent coupables de violation des droits de l’homme.

Cela, a-t-il fait savoir, passe par un travail de suivi de l’application effective des conventions ratifiées par les pays-membres de l’UEMOA ou de la CEDEAO. A en croire l’avocat sénégalais, l’éducation aux droits des migrants doit être aussi le cheval de bataille des organisations nationales de défense des droits de l’homme. Pourquoi certains pays réclament-ils des titres de séjour aux citoyens de l’espace communautaire alors qu’il est question de libre circulation des personnes et des biens au sein de la CEDEAO ? Réagissant à cette question d’un participants, le panéliste a reconnu que c’est une pratique en cours avant de s’en indigner : « il faut purement et simplement mettre fin à de telles pratiques contraires à l’esprit du traité de la CEDEAO, sur la question ».

Sur le cas précis des tracasseries des transporteurs à la frontière ivoiro-burkinabè, certains participants ont plaidé pour la participation de la société civile aux débats lors des rencontres du Traité d’amitié et coopération (TAC) entre le Burkina et la Côte d’Ivoire. A l’ouverture des travaux, la présidente du RINDH-UEMOA, Namizata Meité, par ailleurs présidente du Conseil ivoirien des droits de l’homme, a exprimé sa gratitude aux autorités burkinabè pour leur contribution au succès de la rencontre. Créé en octobre 2016 à Abidjan en Côte d’Ivoire, le Réseau a pour objectif de promouvoir les droits de l’homme au sein de l’UEMOA à travers la coopération entre les institutions-sœurs.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr

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