Chronique : La danse de la souffrance

Un enfant pleure seul dans la rue abandonné, sans accompagnant
Un bambin sans pain sanglote en vain, loin du regard des passants
Sur ses joues tendres les larmes avaient creusé des sillons indélébiles
Les larmes de l’innocence et de la souffrance d’une enfance difficile

Il pleurait en chantant, se contentant de tromper à peine sa peine
Il pleurait en s’amusant avec sa vaine sébile sans veine ni aubaine
Il n’a plus d’enfance, aucune chance, sans pitance, il danse en silence
Il sourit le regard alourdi, abasourdi par l’indifférence pour son indigence

Où dort-il la nuit tombée, loin de la pluie et du froid sans être une proie ?
Que mange-t-il quand la faim le démange et l’étreint à dessein avec effroi ?
Nous l’avons raccroché au nez et abandonné sur nos pistes de randonnées
Nous l’avons délaissé et même menacé sans penser à son passé, à sa destinée
De parents vivants, ils vivent comme des survivants dans un sable mouvant
Victimes de l’indigence et de l’inconséquence, ils rient souvent le nez au vent
Parfois aux éclats, ils s’esclaffent, ils se flattent en dansant comme des fauves
En gardant la foi au prochain passant généreux qui jettera la pièce qui sauve

L’enfance ne doit pas être une souffrance !

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

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