Le Conseil des ministres s’est tenu le mercredi 6 février 2019, à Ouagadougou sous la présidence du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. Des dossiers relatifs à la santé, la justice et la Fonction publique ont été étudiés.

Une communication relative aux investigations sur la mort suspecte de 27 personnes courant janvier dernier dans la commune de Botou, province de la Tapoa, a été faite par la ministre de la Santé, Léonie Claudine Lougué, au Conseil des ministres du mercredi 6 février 2019. « L’équipe d’investigations a pu confirmer par interrogatoire de l’entourage que les personnes mortes souffraient de fièvres, de douleurs articulaires et des vomissements. Compte tenu de notre proximité avec certains pays voisins ayant connu des cas d’épidémie de méningite l’an dernier, nous avons pensé à cette maladie et des ponctions lombaires ont été faites sur douze patients », a-t-elle indiqué.

Mme Lougué a précisé, à l’issue du conseil, que sur les douze prélèvements qui ont été envoyés « dans un laboratoire compétent » à Ouagadougou, sept ont confirmé la méningite de stéréotype C. Le même type qui a été la cause de l’épidémie dans les pays voisins. «Nous avons poursuivi les investigations et le seuil de 10 patients pour 100 000 habitants a été dépassé, ce qui nous a amené à déclarer l’épidémie à Botou et à mettre en place une stratégie de sensibilisation des populations à se rendre dans les structures sanitaires de la place.

Nous avons également mis en place des stratégies visant à disponibiliser les traitements pour tous les patients », a expliqué la ministre de la Santé. Léonie Claudine Lougué a relevé que la situation est en train d’être prise en main par la campagne de vaccination englobant les autres formes de méningite à savoir A, C, Y et W 135. La campagne sera étendue aux communes de Diapaga et de Kantchari dans la région de l’Est et va débuter le 8 février 2019, foi de Mme Lougué.

Prise en compte de l’état de siège

Au titre du ministère de la Justice, le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou, a déclaré qu’un avant-projet de loi portant règlementation de l’Etat d’urgence et de l’Etat de siège au Burkina Faso a été examiné par le conseil.

« En rappel, la Constitution du 2 juin 1991 prévoit que le président du Faso décrète après délibération du conseil des ministres, l’Etat de siège ou l’Etat d’urgence (…) Mais dans notre texte, la loi que nous avons pu mettre en œuvre est celle liée à loi 14-59 AL du 31 août 1959 qui régit l’Etat d’urgence et non l’Etat de siège», a-t-il avancé. L’avant-projet de loi adopté sera présenté à l’Assemblée nationale afin de prendre en compte l’Etat de siège.

Au compte du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, le gouvernement a adopté un rapport relatif au dispositif d’enregistrement et de traitement des plaintes et des suggestions des usagers des ministères et des institutions. A entendre le porte-parole du gouvernement, c’est un dispositif qui correspond au fait que le Burkina est, depuis 2016, membre du partenariat « point gouvernement ouvert » qui met en valeur des éléments de gouvernance et de participation des populations. « Il doit donc nous permettre de recevoir à travers une plate-forme, les plaintes ou suggestions d’amélioration de services des citoyens.

Les secrétaires généraux des ministères vont enregistrer ces plaintes et suggestions, les affecter aux services techniques qui pourront répondre aux usagers dans des brefs délais », a détaillé Remis Fulgance Dandjinou.

Pour ce qui est des communications orales, le ministre de la Justice a évoqué la 7e session du Conseil des ministres de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) tenue à Libreville au Gabon. « Au cours de cette session, notre compatriote, le Pr Sibiri Emmanuel Darankoum a été désigné, à l’issue d’un processus extrêmement sélectif, comme secrétaire permanent de l’OHADA pour quatre ans renouvelables.

Le Conseil a salué cette expertise nationale et lui traduit tous ses encouragements dans cette mission », a confié le ministre en charge de la Communication. Une communication orale relative à la tenue, le 10 février prochain, de la journée des légumineuses à Méguet, dans la province du Ganzourghou, a également été faite.

Depuis 2016, a souligné M. Dandjinou, le Burkina Faso est porteur de cette initiative au point qu’une journée mondiale des légumineuses a été mise en place par les Nations-Unies. « Cette première célébration qui aura lieu à Méguet participe à la valorisation de ce secteur de production porté essentiellement par les femmes.», a-t-il conclu.

Karim BADOLO

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.