Le Chef de l’Etat burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, nouveau président en exercice du G5 Sahel, a tenu une séance de travail avec le Secrétaire permanent de l’organisation, Maman Sambo Sikidou et son équipe le mercredi 6 février 2019 à Kosyam.

Au lendemain de sa prise de fonction à la tête de la présidence en exercice du G5 Sahel, le chef de l’Etat burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, veut prendre les taureaux par les cornes. A cet effet, il a tenu une séance de travail avec le Secrétaire permanent du G5 Sahel, Maman Sambo Sikidou et son équipe hier mercredi 6 février 2019 à Kosyam en présence des ministres burkinabè en charge de la Défense et celui des Finances.

A la sortie de la rencontre, le Secrétaire permanent du G5 Sahel a indiqué que le président du Faso a été clair sur ce qu’il attend d’eux. « Le président Kaboré vient de me donner ses instructions pour l’opérationnalisation de la force conjointe pour la mobilisation des ressources pour le développement de la région, notamment sur le programme de développement d’urgence du G5 Sahel », a-t-il déclaré d’entrée de jeu.

A l’écouter, le nouveau président en exercice du G5 Sahel veut s’assurer que la force conjointe a assez les moyens pour mener les opérations nécessaires. Il a voulu aussi savoir, a poursuivi M. Sidikou, si la mobilisation des soutiens annoncés par les bailleurs de fonds est sur de bons rails et que les questions des femmes et de la jeunesse sont prises en compte. Les échanges ont été une occasion pour le chef de l’Etat de dérouler sa feuille de route. « Nous avons pris bonne note des recommandations du président en exercice avec des délais assez précis de mise en œuvre.

Il a dit toute sa disponibilité à être sous la brèche pour s’assurer que ses dispositions soient suivies et réalisées », a relevé Maman Sambo Sikidou. Pour lui, il n’y a pas de doute que son équipe ne soit pas à la hauteur de la tâche. « Nous sommes à près de 50% de financement de ce qui a été promis pour de la force conjointe. Il y a des lenteurs dues à des procédures qu’il faudra accélérer certes. Mais nous travaillerons sur l’effectivité de la livraison du matériel d’équipement de notre force dans de meilleurs délais », a-t-il assuré.

Les premiers fruits en mars

Le G5 Sahel cherche un appui conséquent des Nations Unies sur le chapitre 7 de la charte pour la force conjointe. A ce niveau, M. Sidikou a indiqué que l’actuel Secrétaire général des Nations Unies António Manuel de Oliveira Guterres est un allié de choix. « M. Guterres a réaffirmé la nécessité de placer le G5 sous le chapitre 7. Nous allons poursuivre les discussions avec le Conseil de sécurité et nos partenaires de l’Union européenne qui sont en permanence à nos côtés », a-t-il déclaré.

Pour ce qui est du programme d’urgence, le Secrétaire permanent du G5 Sahel a avoué que les choses avancent comme il le souhaite avec leur partenaire de l’Alliance Sahel. « D’ici mars, avril nous devons commencer à avoir les 1er fruits au niveau de démarrage des travaux », a-t-il confié. Maman Sambo Sikidou a par ailleurs abordé un aspect qui tient à cœur les chefs d’Etat de l’espace : la question de la cohésion sociale. « Les dirigeants de l’espace sahélien ont, au cours de la 5e conférence, appelé les populations au vivre-ensemble pour ne pas ouvrir la voie aux terroristes pour nous diviser davantage.

Sur cette question, nous y veillerons », a-t-il soutenu. Et le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry de préciser, que dans la mise en œuvre des différents points de sa feuille de route, le président du Faso convoquera dans les jours à venir une réunion avec les ministres des Défense, les chefs d’état-major des cinq nations et le commandant de la force conjointe pour une pleine opérationnalisation de la dite unité.

Abdoulaye BALBONE

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