Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, Siméon Sawadogo et le ministre de la Sécurité, Ousséni Compaoré, ont effectué, le vendredi 8 février 2019, une visite à la gendarmerie de Kongoussi qui a été victime d’une attaque, deux jours avant.

Un bâtiment criblé de balles, des impacts sur les arbres et barriques servant de barrière de protection, une gendarmerie calcinée, des engins incendiés. C’est le désolant constat, qu’ont fait le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, Siméon Sawadogo et son collègue de la Sécurité, Ousseni Compaoré, lors de la visite qu’ils ont effectuée, le vendredi 8 février 2019 à la gendarmerie de Kongoussi, 48 heures après l’attaque dont elle a été victime. Dans la visite guidée, le Commandant de brigade (CB) de la gendarmerie de Kongoussi, Noé Tagnabou, a expliqué que les assaillants sont venus à pied de l’arrière du bâtiment, en provenance du lac Bam. Répartis en deux groupes, a-t-il poursuivi, une partie tirait et l’autre saccageait le bâtiment.

« Deux d’entre eux portaient des tenues de l’armée burkinabè. Nous avons un plan de riposte de la caserne et en organisant la riposte, la police de Kongoussi nous a prêté main forte », a soutenu le CB. A entendre Noé Tagnabou, un détenu, suspecté d’avoir participé à l’attaque de la gendarmerie de Bourzanga, était dans les geôles. Les assaillants, venus « très probablement » pour le libérer, ont cassé la porte et l’ont fait sortir. « Comme nous l’avons menotté bras contre pied, ils ne pouvaient pas l’amener parce qu’ils sont venus à pied. Ils l’ont donc laissé sur place et nous avons pu le récupérer après l’attaque », a précisé M. Tagnabou. De ses explications, il ressort qu’une moto de la brigade a été emportée, quatre incendiées ainsi que plusieurs autres engins saisis. Le bâtiment a été mis à feu et tous les documents ont subi la furie des flammes.

« Des sans-culottes »

Ayant conduit la délégation gouvernementale, le ministre d’Etat Siméon Sawadogo a félicité les « hommes » pour le courage et la détermination dans la lutte de longue haleine engagée contre les forces du mal. « Le président du Faso et le Premier ministre nous envoient vous dire que vous n’êtes pas seuls, que vous avez tout leur soutien et que la victoire sera burkinabè contre ces forces du mal », a-t-il lancé aux gendarmes. Pour sa part, le ministre de la Sécurité, le colonel à la retraite Ousséni Compaoré, les a rassurés que dans les mois à venir, la gendarmerie sera remise en l’état. « Ce sont des « sans-culottes ». Ils sont loin de notre hauteur. Même si c’est sous les arbres, la gendarmerie fonctionnera jusqu’à sa rénovation. Ils se trompent s’ils pensent que l’Etat va abandonner sa population. Si vous êtes en harmonie avec la population, nous vaincrons », a-t-il fait savoir.

Et d’ajouter que dans sa stratégie de lutte contre l’insécurité, le gouvernement a décidé de l’élaboration d’un plan de bataille pour chaque brigade, commissariat et camp, en plus de la construction de la clôture de ceux qui n’en disposent pas encore. Pour permettre à la gendarmerie de fonctionner, la délégation a remis un ordinateur, une imprimante, des rames de papiers, des registres et bien d’autres matériels de bureau. A la police de Kongoussi, le message gouvernemental a été le même. La délégation a surtout félicité les policiers pour avoir « promptement » épaulé la gendarmerie dans sa riposte.

« C’est cette solidarité et cette symbiose que le gouvernement salue et encourage. Nous avons demandé à la population de vous aider à les protéger », a indiqué Ousséni Compaoré, promettant de revenir s’entretenir avec la police et la gendarmerie. Les messagers du gouvernement se sont par la suite rendus dans la famille de la femme enceinte et son accompagnant qui ont été victimes de l’attaque de la gendarmerie. A la famille éplorée, l’exécutif a non seulement exprimé sa compassion, mais aussi et surtout sa détermination à venir à bout de l’hydre terroriste. Il a donc demandé aux populations de collaborer avec les Forces de défense et de sécurité.

Jean-Marie TOE

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