Le Premier ministre, Christophe Dabiré (2e à gauche), visitant des stands d’exposition érigés à l’occasion de la Journée mondiale des légumineuses.

Le Burkina Faso, à l’instar des autres pays du monde entier, a célébré en différé, la Journée mondiale des légumineuses sous le thème «Des légumineuses pour renforcer les sources de revenus et les moyens d’existence des ménages ruraux», le lundi 11 février 2019 dans la commune rurale de Méguet dans la région du Plateau central.

La déclaration dite de Ouagadougou de 2017 portant sur la proposition d’institutionnaliser une Journée mondiale pour célébrer les légumineuses a porté ses fruits. Depuis le 20 décembre 2018, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies a décrété le 10 février de chaque année, la journée dédiée aux légumineuses.

Pour cette 1re commémoration, le Burkina Faso l’a célébrée en différé, le lundi 11 février 2019 dans la commune rurale de Meguet dans la région du Plateau central. Placée sous le thème « Des légumineuses pour renforcer les sources de revenus et les moyens d’existence des ménages ruraux », cette journée a permis, selon le Premier ministre, Christophe Marie Joseph Dabiré, de magnifier l’ensemble des producteurs et particulièrement les femmes qui sont les plus nombreuses dans le secteur.

Pour le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles, Salif Ouédraogo, elle a permis de sensibiliser l’opinion publique nationale et internationale, à l’importante contribution des légumineuses dans l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et de mettre en exergue les potentialités du niébé, du voandzou, de l’arachide et du soja. « Ce fut une occasion de faire un plaidoyer en vue de la mobilisation de financement et de célébrer la reconnaissance des efforts des acteurs », a-t-il souligné.

De son avis, au Burkina Faso, près de 69,2% des ménages agricoles ruraux pratiquent la culture des légumineuses et génèrent des revenus non négligeables pour ceux-ci. Pour la campagne agricole 2018-2019, c’est près de 829 705 tonnes de légumineuses qui ont été produites. Cela représente une hausse de 36% par rapport à la campagne écoulée. Ces chiffres, à entendre M. Ouédraogo, illustrent toute l’importance que revêtent ces produits agricoles dans le pays. Il faut donc les exalter et faire leur promotion pour le bien-être des populations.

Une hausse de 34% par rapport aux cinq dernières années

Pour le représentant du président de la Confédération mondiale des légumineuses, Randall Duckworth, les légumineuses constituent un aliment précieux pour les populations.

Pour le représentant du président de Confédération mondiale des légumineuses, Randall Duckworth, ces spéculations constituent un aliment précieux, car, elles ont une faible teneur en carbone. Leur culture nécessite un peu d’eau et elles aident à fertiliser le sol. «C’est l’aliment idéal du futur», a-t-il soutenu.

Et le représentant du directeur général de l’Organisation des Nations –unies pour l’alimentation et l’agriculture(FAO), Alal Lofti, d’ajouter que ces aliments favorisent la durabilité de l’agriculture et contribuent à atténuer et s’adapter aux effets du changement climatique ainsi qu’à l’atteinte d’un monde de faim zéro.

C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, après le succès de l’année internationale en 2016, l’Assemblée générale de l’ONU a décrété une journée mondiale, afin de réaffirmer la contribution des légumineuses à l’agriculture durable. «Nous allons mener le plaidoyer jusqu’à ce que ces produits agricoles puissent participer aux efforts du gouvernement pour l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire et la sécurité alimentaire.

C’est pourquoi il faut une transformation structurelle de l’ensemble de l’économie. Cela passe par l’industrialisation, la création de petites et moyennes entreprises», a précisé le chef du gouvernement. Pour son engagement depuis plusieurs années dans la promotion des légumineuses, le Larlé Naaba Tigré a été fait commandeur de l’Ordre du mérite du développement rural avec agrafe agriculture au cours de cette journée internationale.

Aussi, le gouvernement a remis des intrants agricoles et des équipements d’une valeur de 36 774 975 francs CFA à des groupements et associations de productrices. Pour rappel, cette journée s’est tenue simultanément avec celle de l’Italie à Rome, au cours de laquelle l’ambassadrice du Burkina Faso, Joséphine Ouédraogo, a fait une communication sur le message du Burkina Faso.

Fleur BIRBA


Le récipiendaire, le Larlé Naaba : «Dans 10 ans, nous pouvons arriver à la fin de la faim au Burkina Faso»

«Après 29 ans de travail pour la promotion du développent agricole, c’est ma première distinction honorifique et cela est une fierté pour moi, parce que la médaille de commandeur, c’est le sommet des distinctions pour un citoyen. Je suis très fier et je la dédie aux paysans, aux femmes, aux jeunes du milieu rural et aux producteurs du jatropha, du moringa et mung-bean. Ils ont tous cru à mes compétences et cette production est devenue une filière nationale. Beaucoup de paysans ont adopté les nouvelles technologies notamment l’irrigation. Ce qui leur permet de produire toute l’année et c’est ce que je fais. Même en période pluviale, nous devons adopter des systèmes d’irrigation, afin que les poches de sécheresse pendant la saison pluvieuse soient corrigées, en utilisant aussi les nouvelles productions d’engrais organiques. Ce n’est que par-là que nous pouvons arriver aussi à une meilleure nutrition de nos populations et partant, à l’atteinte de la sécurité alimentaire. Avec ce que nous avons développé, dans 10 ans nous pouvons arriver à la fin de la faim au Burkina Faso».

 

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