L’association Dunia la Vie-Burkina pour la troisième année consécutive a organisé une session de formation en alphabétisation au profit des femmes de la commune de Ténado. La fin des activités d’alphabétisation de 2018 a été marquée par une cérémonie qui a connu la présence des autorités locales  des animateurs et responsables de l’association. C’était le mardi 5 février 2019 à Ténado  (Sanguié).

  Dunia la Vie-Burkina, association socio-culturelle et éducative, de droit burkinabè a vu le jour en 1999. De vocation socioculturelle, elle s’appuie sur des pratiques artistiques, artisanales et éducatives à travers des axes d’activités destinés aux adhérents de la structure. L’objectif premier de l’association vise à approfondir des liens de fraternité, d’amitié et de coopération, en créant des espaces de rencontres et d’échanges culturels et techniques dans un désir d’ouverture, de paix et d’enrichissement réciproque, entre le Burkina Faso, la France et d’autres pays amis. C’est dans cette dynamique que l’accompagnement et le soutien des projets de développement avec pour souci majeur le respect de la personne humaine, de son épanouissement et de son autonomie au sein de ses réalités sociales, culturelles et économiques sont entre autres des préoccupations de l’association.

 L’alphabétisation des femmes un débouché pour leur autonomisation

 Cela fait déjà trois ans que  les femmes de Ténado bénéficient pour leur autonomisation des sessions de formation en alphabétisation. La session de 2018  a enregistré six cents participantes venues cette fois-ci de Ténado, Tialgo. En effet, durant quatre mois, les apprenantes ont vu leurs capacités se renforcer à travers l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul en langue locale à savoir le « lyélé ». A en croire Hamidou Salogo Directeur des Maisons des Jeunes des Cultures et des Associations (MJCA) de Dunia la vie-Burkina, de telles aptitudes visent tout simplement à permettre aux bénéficiaires de pouvoir mener à bien des activités génératrices de revenus . Pour sa part, la formation  est une opportunité pour les femmes de se prendre elles-mêmes en charge et de se sentir vraiment utiles à leurs familles respectives et même au sein de leur communauté.

  1. Salogo dit tirer des motifs de satisfaction au regard non seulement de l’engouement, de la mobilisation et l’assiduité des femmes tout au long de la session mais aussi et surtout de la disponibilité et du dynamisme du chef de la circonscription d’éducation de base de Ténado I, Babauéro Badiel, et de son équipe, qui ont assuré l’apprentissage.

 

Des micro-crédits en perspective

Dunia la vie-Burkina comme suite à donner à cette formation veut doter effectivement les femmes alphabétisées de microcrédits pour leurs activités avec en sus un encadrement dans le souci de les aider à bien s’organiser et à atteindre leurs objectifs.

Cet accompagnement des femmes de Ténado qui est à sa troisième édition, faut-il le rappeler, est né du constat que nombre de femmes en milieu rural, sont abandonnées à leur triste sort et croupissent ainsi dans la misère et la précarité. C’est ainsi que l’association Dunia la vie, appuyée par son partenaire technique et financier espagnol  « Fons Mallorqui » et l’association locale espagnole « Treball Solidari » qui assure la gestion, ne ménagent aucun effort afin de parvenir à renverser la vapeur. Cet appui, fort apprécié par les autorités locales a été exprimé au cours de la cérémonie de clôture de la session de formation. Le représentant du maire Omer Bazié, (1er adjoint) et le préfet, B. Eric Hien, ainsi que le chef coutumier, ont tenu à témoigner de vive voix la reconnaissance aussi bien des autorités que des bénéficiaires. Tout en se réjouissant de cette heureuse initiative faite à la commune, il a souhaité que d’autres villages de la commune puissent également bénéficier prochainement car cela aide à répondre aux attentes pressantes des dites populations.

La clôture  de cette session de formation a été marquée par la remise  des attestations de formation aux apprenantes. Avant le repas communautaire, les participantes se sont  partagé 60 sacs de 50 kg de riz et 15 bidons de 20 litres d’huile. Outre cela, les cinq premières de la promotion ont eu chacune un vélo et les femmes allaitantes des pagnes et du savon.  Quant aux femmes avancées en âge au nombre de treize, elles sont reparties avec en plus, des couvertures. A cela il convient de souligner qu’un don en espèce a été octroyé à chaque femme en guise d’encouragement.  Rendez-vous a été donné en début 2020 avec d’autres apprenantes pour la même cause.

 

Philibert NIKIEMA

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