La Chambre de commerce et d’industrie du BurkinaFaso, en collaboration avec les ministères en charge du commerce et celui de l’économie, a convié les acteurs des filières huilerie, apiculture et solaire pour valider une étude sur le dispositif de mise en œuvre du programme compétitivité, le 21 février 2019 à Ouagadougou.

Les acteurs des filières huilerie, miel et énergie solaire ont validé le dispositif de mise en œuvre du programme compétitivité de l’Afrique de l’Ouest, le jeudi 21 févier 2019 à Ouagadougou. Financé par l’Union européenne au Burkina Faso, le plan entre dans le cadre du 11e Fonds européen de développement (FED).

Selon la consultante qui a effectué l’étude, Félicité Traoré, il apparaît clairement que la mise en œuvre pratique du programme compétitivité sera assurée par la Chambre de commerce et d’industrie du BurkinaFaso(CCI-BF). « La CCI-BF souhaite la participation des autres acteurs. Et elle a identifié trois catégories d’acteurs : la 1re est constituée par les acteurs eux-mêmes, la 2econcerne les organisations professionnelles issues de ces chaines de valeurs. Enfin, il y a le bureau de restructuration et de mise à niveau des entreprises qui a une expertise dans l’appui à la compétitivité individuelle de chaque entreprise, à travers diagnostic, plan de mise à niveau et investissements dans les actions matérielles et immatérielles », a-t-elle expliqué. Si la filière huilerie est organisée en grappe et celle du miel en interprofession, la filière solaire devrait s’organiser d’abord.

Le programme compétitivité de l’Afrique de l’Ouest est déjà effectif dans les autres pays de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Son objectif est d’améliorer la performance des différents acteurs dans les trois filières en renforçant leur capacité de production, de transformation et d’exportation. Il est aussi question de stimuler leur contribution au développement industriel national, au commerce régional. En outre, le programme entend contribuer à l’amélioration du cadre législatif et règlementaire pour la compétitivité des filières et au renforcement du dialogue public privé. «Au Burkina Faso, il sera effectif, au plus, d’ici à la fin du 1er semestre 2019», a affirmé le directeur général de la CCI-BF, Issaka Kargougou.

Le représentant de la délégation de l’Union européenne, Antonio Camacho, a salué la contribution appréciable de la CCI-BF au programme. Il a aussi rappelé que le Burkina Faso bénéficie d’une enveloppe de 7,5 millions d’euros, soit près de 5 milliards francs CFA. «Cet appui fait de l’UE un acteur constant dans l’accompagnement du développement du secteur privé au pays des Hommes intègres », a-t-il insisté. Le secrétaire général du ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat a, pour sa part, estimé que le programme de compétitivité est en lien avec l’axe 3 du Plan national de développement économique et social (PNDES).

Nadège YE

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