La Fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI) a tenu, le jeudi 21 février 2019 à Ouagadougou, son 10e congrès. Il s’est agi pour les acteurs du 7e art, de faire le point de l’organisation, le bilan financier et de développer de nouvelles activités, afin de hisser le cinéma à l’échelle du continent.

A deux jours de l’ouverture de la 26e édition du FESPACO, les professionnels du cinéma se sont donné rendez-vous le 21 février 2019 à Ouagadougou, lors du 10e congrès de la Fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI). Il s’est agi pour eux, de définir des textes fondamentaux, de passer en revue, toutes les actions acquises, d’élire des secrétaires régionaux et de mettre en place, le conseil consultatif.

Ils se sont également penchés sur les droits d’auteur car de l’avis du secrétaire général de la FEPACI, Cheick Oumar Sissoko, les droits d’auteur des cinéastes ne sont pas suffisamment respectés. La vision de la fédération est basée sur l’élaboration de véritables politiques de coopération régionale, avec la mise à contribution des institutions sous-régionales, le renforcement de la coopération internationale et du partenariat, avec le développement de la coproduction sud-sud. Pour M. Sissoko, les objectifs de la FEPACI demeurent, parmi lesquels, la création d’un fonds panafricain pour le cinéma et l’audiovisuel, le développement d’un partenariat public-privé avec l’élaboration d’un business plan de 200 milliards F CFA. Faisant l’état des lieux des activités de la FEPACI, le cinéaste Sissoko a fait savoir que 17 secrétariats régionaux et un conseil consultatif ont été mis en place.

Il y a eu également la renaissance des associations nationales. «Nous avons développé le programme de recherche de nos archives à travers le monde et la création de cinémathèque nationale pour pouvoir conserver, protéger et montrer ces archives, parce qu’elles sont notre mémoire collective, qui va nous permettre de nous ressourcer pour construire de lendemains meilleurs », a-t-il noté. Et d’ajouter que leurs films sont en difficulté et qu’un programme de restauration de films a été créé, en partenariat avec la Fédération internationale des archives de films. Parlant des acquis, il a soutenu qu’il y a une solidarité des cinéastes dans chaque pays et de la compréhension des autorités par rapport à l’importance de l’image. « Le Maroc investit près de quatre milliards F CFA par an pour son cinéma, le Sénégal, deux milliards F CFA et le Burkina Faso un milliard F CFA. Le Mali vient de voter une loi pour créer un fonds d’appui de six milliards F CFA pour son cinéma. Nous espérons que ce soutien sera perpétuel », a-t-il affirmé.

Le secrétaire général a fait savoir que le Burkina Faso a beaucoup contribué au développement du cinéma africain et en reconnaissance pour toutes ces actions, les cinéastes ont décidé, à l’issue du 9e congrès tenu en 2013 à Johannesburg, d’établir définitivement le siège de la FEPACI à Ouagadougou. « Ces actions participent du leadership affirmé sur la base d’une volonté politique conséquente des gouvernements successifs du Burkina Faso, pour tout le continent africain », a-t-il souligné. La FEPACI dit attendre du pays des Hommes intègres, la reprise du leadership dans le développement du cinéma, le travail de la Commission africaine pour le cinéma et l’audiovisuel, ainsi que les engagements pris en 2013, de soutenir la production cinématographique pour accroître sa contribution au développement de l’Afrique.

Afsétou SAWADOGO

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