Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a achevé hier jeudi 21 février 2019, une visite d’amitié et de travail de 48 heures en République fédérale d’Allemagne. A l’occasion, il a rencontré les plus hautes autorités du pays dont la chancelière allemande Angela Merkel qui a réitéré la volonté de son pays à soutenir le Burkina Faso et le G5 Sahel.

Au deuxième jour de sa visite d’amitié et de travail en République fédérale d’Allemagne, hier jeudi 21 février 2019, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a rencontré la chancelière allemande, Angela Merkel. La coopération bilatérale et sous régionale a été au menu du tête-à-tête entre les deux personnalités. Lors du point de presse que les deux dirigeants ont animé à l’issue de leur rencontre, la chancelière a rappelé la «coopération bilatérale exemplaire» entre son pays et le Burkina Faso. Mieux, elle a réaffirmé que cette coopération va se renforcer et s’élargir davantage.

En guise d’illustration, Angela Merkel a évoqué le fait que plus de 4 000 élèves burkinabè apprennent l’allemand à l’école et que le pays des Hommes intègres compte environ 300 professeurs d’allemand. «Au cours de notre échange avec le président du Faso, nous avons salué cette bonne collaboration entre nos deux pays et souligné la nécessité de renforcer la coopération bilatérale», a déclaré la chancelière. Elle a avancé que dans le domaine de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso et dans la sous-région sahélienne, l’Allemagne s’est engagée à soutenir la force conjointe du G5 Sahel.

 

La délégation burkinabè (gauche) a échangé avec celle allemande, en présence du président Kaboré et de la chancelière Merkel.

Elle a précisé qu’au-delà des efforts déjà consentis par son pays, il y aura d’autres appuis. A ce sujet, Angela Merkel a fait remarquer qu’une rencontre se tiendra très bientôt dans ce sens. A la suite de la chancelière, le président du Faso a salué l’effort de Berlin au profit de Ouagadougou et de la sous-région. «La République fédérale d’Allemagne demeure l’un des principaux soutiens bilatéraux de l’Afrique et du monde en développement. Elle l’a démontré à plusieurs reprises. La récente mise en place du Compact with Africa au sein du G20 sous la présidence allemande constitue une preuve», a relevé Roch Marc Christian Kaboré.

Des questions de développement

Selon lui, ce compact qui vise à promouvoir les investissements privés en Afrique, y compris dans le domaine stratégique des infrastructures contribuera, à son avis, à accélérer le développement économique de l’Afrique.

Aux dires du chef de l’Etat burkinabè, au-delà des questions bilatérales, la République fédérale d’Allemagne et le Burkina Faso partagent une vision commune dans la recherche de solutions en vue de l’édification d’un monde plus équitable. En sa qualité de président en exercice du G5 Sahel, il a salué les efforts déjà déployés par l’Allemagne en faveur du développement et de la sécurisation du Sahel. «Je sais pouvoir compter sur votre appui constant aux pays du G5 Sahel pour venir à bout du terrorisme», a-t-il ajouté. Dans la matinée du jeudi 21 février 2019, le président du Faso a eu une séance de travail avec le ministre allemand de la Coopération économique et du développement, Dr Gerd Müller.

A cette occasion, il a été question de l’appui de l’Allemagne dans plusieurs projets de coopération et de développement. M. Müller s’est dit imprégné de la problématique du coton. Il estime que les pays africains ne doivent pas être seulement des producteurs et des fournisseurs de matières premières bon marché pour l’Europe, mais doivent être insérés dans une juste mesure dans le commerce mondial. Gerd Müller a exprimé toute la considération dont jouit le Burkina Faso en matière de réformes, de gouvernance, de lutte contre la corruption.

Roch Marc Christian Kaboré a également accordé une audience au Président directeur général (PDG) de ‘’Afrika Verein’’, un consortium d’opérateurs économiques allemands intervenant en Afrique. Il a également accordé un entretien à la Deutsche Welle. La veille, 20 février 2019, il avait eu un échange avec le président fédéral allemand, Dr Frank Alter Steinmeier. Depuis 1977, la République fédérale d’Allemagne et le Burkina Faso ont convenu de l’instauration d’un mécanisme de consultation bilatérale périodique sous la forme de négociations intergouvernementales. Les réunions se tiennent alternativement dans les deux capitales. La dernière de ces séries de négociations s’est tenue le 11 juillet 2017 à Ouagadougou. Cette rencontre avait permis de recentrer la coopération sur des secteurs vitaux pour les populations, notamment l’agriculture, l’énergie, l’eau et l’assainissement, la décentralisation et les droits humains en particulier les droits de l’enfant.

 

Alban KINI
De retour de Berlin

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