Appui aux micro-projets : Le Japon offre plus de 55 millions FCFA à Songtaaba

Le gouvernement japonais a fait don d’un montant de plus de 55 millions de FCFA à l’association Songtaaba spécialisée dans la transformation de produits locaux. La signature de la convention de financement a eu lieu, le vendredi 22 février 2019 à Ouagadougou.

Les 399 femmes de l’association Songtaaba de Pô disposeront bientôt d’une unité de transformation de produits locaux composée d’un hangar de stockage et de décorticage, d’une salle de dépulpage et de traitement, d’une huilerie, d’un magasin de conditionnement et d’un bureau administratif.

Les premiers responsables de l’association ont reçu du gouvernement japonais un don d’un montant d’environ 55 millions de francs CFA destiné à la construction de l’infrastructure. La signature de convention matérialisant le don a eu lieu, le vendredi 22 février 2019 à Ouagadougou.

Pour l’ambassadeur du Japon au Burkina Faso, Tamotsu Ikezaki, ce geste, qui entre dans le cadre du programme « Dons aux micro-projets locaux contribuant à la sécurité humaine » est une marque de la solidarité du peuple japonais au Burkina Faso. Il vise à lutter contre la pauvreté à travers l’appui à l’autonomisation de la femme, principal cheval de bataille de l’association bénéficiaire. En effet, a fait savoir l’ambassadeur nippon, les femmes de Songtaaba pourront grâce à ce projet, proposer aux consommateurs des produits à base du fruit du baobab à savoir des biscuits, de l’huile, etc.

Ce qui va leur permettre, foi de l’ambassadeur Ikezaki, d’améliorer leurs revenus et d’assurer ainsi les soins de santé et la scolarisation de leurs enfants. « La femme est le pilier du foyer et en même temps de l’économie d’une nation », a-t-il soutenu avant d’ajouter que la réalisation de ce projet est une manière pour le Japon de contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD).

En outre, la construction de cette unité va permettre d’améliorer la qualité de la nutrition des populations et surtout des enfants car, a rappelé l’ambassadeur, la pulpe du fruit de baobab est riche en vitamines C, en calcium, en fibres et en protéines.

Au regard de l’enjeu de ce projet pour les populations en général et les femmes en particulier, le donateur a souhaité qu’il soit exécuté conformément aux termes du contrat signé. « Je formule le vœu que votre projet soit viable et durable pour qu’un jour, vos produits puissent servir également à enrichir les cantines scolaires et les centres de santé pour nourrissons malnutris », a-t-il dit aux responsables de Songtaaba.

Tout en s’engageant au respect strict des clauses du contrat, la coordonnatrice de l’association, Joséphine Sawadogo a, au nom des autres membres de sa structure, traduit sa reconnaissance à leur bienfaiteur. « Nous veillerons sur ces infrastructures comme sur la prunelle de nos yeux et les produits qui en sortiront donneront davantage de raisons à la coopération japonaise d’aider d’autres femmes comme nous », s’est-elle exprimée.

Songtaaba est une association apolitique, non confessionnelle et à but non lucratif. Créée en 2003, elle a une longue expérience dans la transformation de produits locaux. Partie de la mise en place d’une unité de production de soumbala, l’association a développé aujourd’hui d’autres types d’activités dont la transformation de la poudre de baobab.

Nadège YAMEOGO

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