Comédien et dramaturge, Ildevert Meda, est l’une des figures emblématiques du théâtre et du cinéma burkinabè. Rencontre!

Ildevert Meda, comédien burkinabè, metteur en scène et écrivain dramaturge a joué dans plusieurs films, dont certains ont été retenus à la présente édition du FESPACO. Pour le cinquantenaire, il fait la création du spectacle d’ouverture avec Bill Aka Kora, un artiste-musicien burkinabè. Echarpe au cou et chapeau de « cow-boy » sur la tête comme à l’accoutumée, il avoue avoir embrassé le métier de comédien par hasard.

Au fil des mois, il finit par s’y plaire. Il confie, sourire aux lèvres, que ce sont les connaissances partagées dans le processus de création et des expériences vécues avec d’autres artistes qui l’ont maintenu dans le métier. Pour lui, c’est aussi la passion de l’écriture. L’air déconcerté, la star du septième art stipule qu’il n’a pas de préférence en ce qui concerne les rôles qu’il a joués. « L’interprétation dans les films est similaire aux enfants, car l’on ne peut pas avoir de la préférence pour l’un des enfants.

Nous les aimons sans différence aucune même si l’un d’eux est conçu dans des difficultés », affirme-t-il. Par contre, poursuit l’acteur de cinéma, c’est le public qui juge les comédiens. « Nous avons le devoir de les aimer de façon identique car les interprétations sont toutes des expériences formidables partagées avec différents réalisateurs », argue M. Meda.

Pour lui, Ouagadougou est la capitale du cinéma et offre des festivités au monde entier. « Nous devons garder et surtout mériter cette place par le travail, la création et notre présence au plan international avec des œuvres de qualité », soutient l’homme du cinéma.

Savoir partager de la joie

Par ailleurs, il soutient qu’être comédien est assez difficile car ce métier demande de la passion et de la persévérance dans le travail. « Il faut toujours s’améliorer chaque fois que l’on est en création. Quand on est passionné, l’on surmonte facilement les difficultés», conseille-t-il. Selon lui, il faut savoir partager de la joie car comme le disait Naba Abga (le Larlé, ndlr), une joie partagée est une double joie et une peine partagée est une demie-peine. Ce métier, selon lui, est agréable ; même s’il ne nourrit pas spécialement son homme, il l’aide à vivre.

Pour améliorer les conditions de vie des comédiens, Ildevert Meda affirme qu’il faut de plus en plus de professionnalisme. « Si vous prenez des cousins pour jouer dans votre film, cela coûte la parenté et ne construit pas un métier. Il faut des acteurs qui prennent la peine d’aller se former pour l’excellence », conseille-t-il. Il confie que son principal projet demeure la suite de la série « Mawa Dawa », les aventures de gourounga qu’il réalise avec Anatole Kouama.

Le dramaturge avoue avec fierté que dans tout spectacle, il y a des difficultés inhérentes à la création. Il s’agit du temps qui est toujours insuffisant, des moyens non disponibles au moment opportun. Par ailleurs, M. Meda invite le public à venir voir le spectacle d’ouverture et interpelle les autorités sur la nécessité d’anticiper avec les préparatifs du festival.

Mariam SOMDA

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