Grève de la Police nationale «C’est déplorable», selon l’opposition

Dans le cadre de son point de presse hebdomadaire, l’opposition politique a abordé quatre faits d’intérêt national, lors du rendez-vous du 5 mars 2019 que sont la visite supposée de terroristes au chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré à sa prise de fonction, la situation des personnes déplacées, le mouvement d’humeur de la police nationale et la «politisation» du 8-Mars et du FESPACO.

Le Chef de file de l’opposition politique (CFOP) ne veut pas lâcher du lest depuis l’interview accordée par le président Roch Marc Christian Kaboré au média allemand Deutsche Welle, lors de sa récente visite officielle en Allemagne. Les précédentes interpellations n’ayant pas reçu de réponse du chef de l’Etat, l’opposition politique est revenue à la charge, lors de son point de presse du 5 mars 2019, pour, cette fois, invité le président Kaboré à collaborer avec la justice pour dénoncer les supposés terroristes qui lui auraient rendu visite à Kosyam. Les conférenciers de ce jour étaient le président de l’Alliance pour la démocratie et la fédération, Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA), Me Gilbert Noël Ouédraogo et le 4e vice-président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Amadou Diemdoda Dicko. Ils se sont aussi appesantis sur le sort des dizaines de milliers de réfugiés internes du fait de la dégradation de la situation sécuritaire du pays.

Pour l’opposition, ces personnes ayant abandonné leurs richesses dans leur fuite (bétail, terres cultivables), des risques de famine se profilent à l’horizon avec la perspective de la saison des pluies. La meilleure action consiste, selon eux, à restaurer l’Etat et sa force publique dans les zones attaquées, à renforcer la résilience des populations et à les ramener sur leurs terres. «Pour accompagner tout ce processus, l’opposition propose au gouvernement de lancer une campagne nationale de solidarité à l’endroit des réfugiés internes», ont-ils argué. Par ailleurs, le CFOP a exprimé son inquiétude à propos du mouvement d’humeur au sein de la Police nationale, débuté le lundi 4 mars dernier. «Dans ce contexte sécuritaire grave, c’est déplorable que le gouvernement ait laissé la situation pourrir», ont regretté les conférenciers, avant d’appeler le chef du gouvernement à mettre les ressources adéquates à la disposition des Forces de défense et de sécurité (FDS). Les porte-parole du CFOP ont également dénoncé la «politisation» du FESPACO et du 8-Mars, en se référant à la présence de spectateurs «arborant» des t-shirts à l’effigie du président Kaboré, lors de la cérémonie de clôture de la biennale du cinéma ainsi que le pagne officiel du 8-Mars de cette année qui «porte» la couleur orange du parti au pouvoir.

Selon l’opposition, ce sont des manifestations d’intérêt national qui doivent dépasser le cadre clivant. Pendant les échanges, les hommes de média ont demandé l’avis des conférenciers sur l’action du nouveau ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Chérif Sy et du chef d’Etat-major général des armées, Moïse Miningou. Gilbert Ouédraogo et Amadou Dicko ont loué leurs actions à l’aune des victoires engrangées par les FDS. Les porte-parole du CFOP les ont encouragés, exprimant leur souhait de voir le pays totalement libéré.

Fabé Mamadou OUATTARA

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