Le bureau du Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest africaine (CIP-UEMOA) tient sa première réunion de l’année, du 11 au 15 mars 2019 à Ouagadougou. Au cours des travaux, les 16 parlementaires vont réfléchir sur les perspectives pour une autonomie de gestion de l’organisation.

Le Comité interparlementaire de l’UEMOA (CIP-UEMOA) souhaite obtenir une autonomie de gestion. La question est sur la table de la première réunion des 16 membres du bureau du comité qui se tient, du 11 au 15 mars 2019 à Ouagadougou. Selon le vice-président du CIP-UEMOA, Janvier Yahouedeou, la transformation du CIP en parlement va lui permettre de tenir régulièrement ses sessions. Au-delà de cette perspective, la réunion va examiner le fonctionnement de l’institution.

Janvier Yahouedeou a souligné l’actualisation du programme d’activités de l’année, les discussions sur les objectifs assignés au comité par les plus hautes autorités de l’Union et l’examen des voies et moyens pour la mise en œuvre d’un meilleur cadre d’échanges et de circulation de l’information entre le CIP et les autres organes de l’UEMOA. «Nous allons échanger sur la situation socio-politique des Etats membres de l’Union à l’ère des troisièmes mandats mais aussi de la traversée de la méditerranée par les migrants africains au-dessous du Sahara avec en toile de fond la question sécuritaire », a-t-il précisé.

Par ailleurs, Janvier Yahouedeou a rendu un hommage aux autorités des pays du sahel, notamment le Burkina Faso, le Niger et le Mali pour la clairvoyance et la stratégie dont elles font dans la gestion de la crise sécuritaire. « Les membres du bureau feront une analyse approfondie des nouvelles orientations de l’institution en harmonie avec les autres organes en faveur de l’intégration des peuples à travers un éveil démocratique », a résumé le vice-président du CIP-UEMOA.

Le CIP est un organe de contrôle de l’UEMOA créé par l’article 35 du traité constitutif de l’Union. Il constitue une véritable représentation des populations de l’UEMOA, dans leur diversité culturelle, intellectuelle et professionnelle en vue de leur meilleure implication à l’édifice de la gouvernance démocratique, économique et politique. Son siège est à Bamako au Mali.

Joseph HARO

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