Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, le Pr Alkassoum Maïga, a clos, le mardi 12 mars 2019 à Ouagadougou, les travaux du colloque sur le centenaire du Burina Faso.

Débuté le samedi 9 mars, les travaux du colloque sur le centenaire du Burkina Faso ont pris fin, le mardi 12 mars 2019 par le discours du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, le Pr Alkassoum Maïga, représentant le Premier ministre. Toutefois, les activités de la commémoration du centenaire se poursuivra jusqu’à la fin octobre 2019 à travers d’autres activités dans les régions, les écoles et universités. A la clôture du colloque, le ministre Maïga a soutenu que l’histoire du Burkina Faso n’a pas été écrite de la façon dont elle devait s’écrire, ce qui a fait que «la seule lecture que nous faisions de nous a été celle des Européens».

Pour lui, la tenue de ce colloque du centenaire du Burkina Faso est une chance, en ce sens qu’elle regroupe des chercheurs du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali et de la France. «Depuis le samedi 9 mars, ils ont planché sur la question de notre parcourt sur ce centenaire. Nous pensons aujourd’hui qu’ils ont des résultats très importants qui doivent être examinés de façon scientifique», a dit le ministre en charge de l’enseignement secondaire. Et la validation scientifique des différentes communications, à son avis, doit être suivie d’une publication. Ce processus, a poursuivi le Pr Alkassoum Maïga, permettra d’avoir une nouvelle écriture «avec de l’objectivité» dans la lecture du parcours de la Haute Volta de 1919 à 2019. A la suite du ministre Maïga, le président de la commission colloque et conférence, le Pr Magloire Somé, a indiqué qu’il faut d’abord décoloniser les concepts. L’histoire africaine, a-t-il dit, a été écrite sous la colonisation par des administrateurs coloniaux amateurs qui utilisaient des concepts dévalorisants de la nationalité africaine.

Il a cité comme exemple le terme «indigène» qu’il a défini par «celui qui est dominé, un homme à tout faire». De ce point de vue, a-t-il poursuivi, ce terme comme bien d’autres doivent être éradiqués du vocabulaire africain et remplacés par de nouveaux concepts valorisant. «L’historien de l’Afrique ne doit pas lire l’histoire de la même manière que l’historien de l’Europe», a ajouté le Pr Somé. Il a suggéré la prise en compte des acquis de la recherche dans l’enseignement de l’histoire au primaire, au secondaire et au supérieur. Et pour les cas spécifiques du primaire et du secondaire, un travail doit être fait, croit-il, pour que «le savoir savant produit dans les universités soit transformé en savoir pédagogique» pour une appropriation de l’histoire par les élèves et écoliers.

Tielmè Innocent
KAMBIRE

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