Le Ministre de l’Energie, Bachir Ismaël Ouédraogo, a visité, le mardi 12 mars 2019 à Ouagadougou, le chantier de construction de la centrale thermique de Gounghin, dirigé par l’entreprise Aggreko. Elle permettra d’injecter 50 Mégawatts (MW) dans le réseau électrique pour réduire les délestages en période de canicule.

Bientôt c’est la période de canicule avec son corollaire de délestages intempestifs. Pour réduire la souffrance des populations, le ministère de l’Energie a entrepris plusieurs actions au nombre desquelles, la construction d’une centrale thermique à Gounghin. Ce 12 mars 2019, le ministre de l’Energie, Bachir Ismaël Ouédraogo, est allé constater l’état d’avancement des travaux. «Nous avons entrepris d’ajouter 50 MW au niveau du réseau électrique de Gounghin. Je constate que le site est un peu en retard, mais tout a été mis en œuvre pour que certaines équipes travaillent 24h/24 pour rattraper ce retard et faire de telle sorte que le matériel arrive dans quelques jours. Nous sommes plus ou moins satisfaits de la situation», a-t-il expliqué. Selon le chef de projet, Francis Bessong Ayuk, les gros œuvres comme les génies civils sont finis, et les machines sont attendues dans quelques jours pour la construction de la centrale. «Nous ferons de notre mieux pour livrer l’ouvrage avant même le délai, qu’est fin avril», a-t-il soutenu. A entendre le ministre, le matériel utilisé est de bonne qualité. Cela certifie que les constructions et installations seront de meilleure qualité. «De ce fait, le consommateur peut être rassuré que nous allons avoir des produits de qualité et que très bientôt, d’ici le mois d’avril, la centrale va injecter sur le réseau de la SONABEL, une puissance de 50MW», a précisé M. Ouédraogo.

Il a, par ailleurs, rassuré que tout est mis en œuvre pour que la période de chaleur se passe très bien. En plus de cet apport, le gouvernement compte importer à travers l’interconnexion Bolgatanga-Ouagadougou, 150 MW. A cela s’ajoute le projet «dorsal-Nord» d’ici à 2022 qui vise l’interconnexion entre le Burkina Faso et le Nigeria pour un apport de 150 MW. «L’accord de partenariat a été signé le 12 mars 2019» a soutenu Bachir Ismaël Ouédraogo. Il a également cité les IPP solaires avec 25 MW, les projets yeleen de 43 MW, de la Banque islamique de développement (BID) à Kossodo qui devra fournir 50 MW. «Les travaux à ce niveau ont déjà commencé», a-t-il ajouté. L’entreprise KFW va également aider avec 20 MW et le projet de la Banque mondiale avec 30MW et le mécanisme IPP SONABEL-mine, qui compte injecter d’ici à 2020, 200 à 300 MW dans le réseau. Pour lui, l’un dans l’autre, c’est près de 500 MW d’énergie, qui seront ajoutés à la SONABEL et ce qui va «très certainement» réduire les coupures au Burkina Faso.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

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