Le président Roch Marc Christian Kaboré (2e à droite) a confié à la commission constitutionnelle que la nouvelle Constitution sera adoptée par voie référendaire.

Le bureau de la Commission constitutionnelle a rencontré le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, le jeudi 14 mars 2019, à Kosyam, pour s’enquérir de l’avancement du projet d’adoption de la Constitution. De cette entrevue, le président du bureau, Me Halidou Ouédraogo, a précisé que le prochain texte fondamental devrait être adopté par référendum.

La Commission de rédaction de la nouvelle Constitution du Burkina Faso préconise la voie référendaire pour disposer d’une Loi fondamentale. Reçu en audience à Kosyam, le 14 mars 2019, le bureau de cette commission a voulu taire le «buzz inutile» et les «fake news» relayés sur les réseaux sociaux à propos du processus de passage à la Ve République. «La commission a travaillé sur la base que le projet sera adopté par référendum.

Elle a réussi le pari d’adopter le projet par voie consensuelle. Nous avons soumis le projet de nos réflexions au président du Faso qui a annoncé d’emblée que ce sera par voie référendaire. Nous pensons que la Constitution sera adoptée par voie référendaire », a confié le président de la commission, Halidou Ouédraogo. L’adoption d’une loi fondamentale demande beaucoup d’attention et fait l’objet de beaucoup d’échanges, a-t-il fait savoir.

Et de conclure que la commission a fini son travail et l’a remis au président du Faso.
Quant aux interrogations sur les incertitudes que la situation sécuritaire fait peser sur l’organisation d’un référendum, Me Halidou Ouédraogo a souligné que le Burkina Faso demeure unique et n’a pas été «dépecé». «Pour nous, la date importe peu, pourvu qu’elle soit adoptée selon les normes et dans le cadre de nos lois constitutionnelles», a réaffirmé M. Ouédraogo.

A la suite du bureau de la Commission constitutionnelle, le président Kaboré a reçu une
délégation du comité interparlementaire de l’Union économique
et monétaire ouest-africaine (UEMOA). A leur sortie
d’audience, les parlementaires ont dit être allés féliciter le président Kaboré pour les efforts accomplis par les autorités du G5 Sahel sous sa direction.

Les parlementaires de l’espace communautaire ont estimé en fait que la sous-région enregistre un « net recul » de l’insécurité qu’ils mettent à l’actif de l’organisation. «On se doit d’apporter notre soutien au président du Faso (président en exercice du G5 Sahel, NDLR) et voir avec lui les voies et moyens pour faire des recommandations », a rapporté le président du parlement régional de l’UEMOA, Janvier Yahouedou. Il a ajouté que le chef de l’Etat leur a prêté une oreille attentive quant au partenariat à envisager entre le G5 Sahel et les parlementaires.

Fabé Mamadou OUATTARA

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