Le film relate les péripéties d’une mère et sa fille abandonnées par leurs proches.

L’Association jeunesse sans frontière (A.J.S.F.) a projeté, le vendredi 8 mars 2019, au foyer St-joseph de Koupéla, le court métrage «Je ne suis pas une poupée».

Après son premier film «Carapace» tourné à Lilougou dans la province du Kourittenga en 2015, l’Association jeunesse sans frontière (A.J.S.F.) de Koupéla revient, cette année 2019, avec un nouveau film intitulé « Je ne suis pas une poupée». C’est le foyer des élèves St-Joseph de Koupéla qui a vibré au rythme du lancement officiel de ce court métrage, dans la soirée du vendredi 8 mars 2019. « Je ne suis pas une poupée » relate l’histoire de Talato, une femme d’une vingtaine d’années accusée d’avoir tué son mari dans des conditions mystérieuses. La famille du défunt mari, après une tentative de la faire emprisonner, se ravise, faute de preuves concrètes. Après tractations et intimidations, Talato décide elle-même de quitter la maison. Elle abandonne le commerce de son mari et, emmène avec elle leur unique fille de huit ans. Après d’âpres négociations en vue de permettre à sa fille Rita de poursuivre son cursus scolaire, elle sera finalement rejetée. Alors, prenant son courage à deux mains, elle se rend dans son village natal. Mais, elle doit à nouveau y faire face à des difficultés, car ayant été répudiée auparavant pour avoir refusé le mari que lui avait destiné sa famille. Dépouillée de tous ses biens, elle décide de prendre son destin en main…Selon le réalisateur François Kaboré, l’objectif principal est de dénoncer les pratiques rétrogrades qui freinent le développement de la femme dans nos sociétés. «La femme est la mère de l’humanité. Malheureusement, elle est, de nos jours, accablée de toutes sortes de maux. Notre objectif à travers cette production est de tirer la sonnette d’alarme à propos du sort de la femme», a laissé entendre M. Kaboré. Le parrain de la cérémonie, Me Alexandre Sandwidi a salué l’initiative du cinéaste. Il a, par ailleurs, exhorté les femmes à se battre afin de ne pas tomber dans la même situation que Talato. «Ce film nous interpelle tous. Car, la femme ne doit plus être marginalisée ou sous-employée. Nous devons avoir le courage de reconnaître qu’aucun développement n’est possible sans la femme», a-t-il soutenu. Le court métrage «Je ne suis pas une poupée» a été tourné en août 2018 dans les artères de la commune de Koupéla en deux semaines et a mobilisé près de 60 comédiens et une dizaine de techniciens.

Amédée W. SILGA

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