Le single est un hymne au pagne “Kôkô Dooda”.

Dans son premier single baptisé “Kôkô Dooda”, la chanteuse burkinabè, Viviane Ilboudo alias Maïchou, rend hommage à l’emblématique tissu traditionnel originaire de l’Ouest du Burkina Faso.

La jeune artiste musicienne Maïchou, Viviane Ilboudo à l’état civil, a été piquée par le virus de la musique dès son plus jeune âge. “J’ai grandi auprès d’un oncle artiste musicien. Il répétait régulièrement à domicile. Peu à peu, je me suis mise à fredonner ses chansons. Quand il s’est aperçu que je maîtrisais son répertoire, il n’a pas hésité à m’associer pour la répétition des chœurs”, confie-t-elle, toute souriante. En présence de ce talent naissant, d’autres formations artistiques font appel à la petite Viviane pour leurs chœurs. Au fil des ans, elle peaufine son art. Férue de musique, elle vient de mettre sur le marché discographique un single de belle facture intitulé “Kôkô Dooda”, du nom du célèbre tissu traditionnel issu de l’Ouest du Burkina Faso. A l’instar du Faso danfani, Maïchou ambitionne de redonner à ce pagne emblématique tout son lustre. “Ce tissu était autrefois utilisé uniquement par les personnes pauvres. Il était donc négligé, minimisé pendant de nombreuses années. Aujourd’hui, le Kôkô Dooda renaît de ses cendres grâce à l’action d’un certain nombre d’acteurs. J’ai donc décidé de jouer ma partition dans la promotion d’un pan de notre culture”, explique Maïchou, de sa voix suave, et envoûtante. C’est également, souligne-t-elle, un hommage au styliste Sébastien Bazemo alias Bazem’sé qui a réussi à donner une autre vie à ce pagne à travers ses différentes collections. Que ce soit le Faso danfani ou le Kôkô Dooda, estime-t-elle nous devons saisir toute occasion pour valoriser notre culture. Car, un pays sans culture n’a pas de valeur. Autoproduction, “Kôkô Dooda” séduit dès les premières semaines de sa sortie les mélomanes burkinabè. Le titre est joué en boucle dans les stations radios de la place. L’opus reçoit un accueil chaleureux. Le public est conquis. “J’ai reçu des appels téléphoniques de Bobo-Dioulasso, de Banfora et de certaines localités du Burkina. Des messages d’encouragements fusaient de partout. C’est également le cas, lorsque je suis invitée pour jouer. Les gens me confiaient avoir écouté à plusieurs reprises cette chanson, mais n’en connaissaient pas l’auteur”, témoigne-t-elle. Un début d’aventure enchanteur, mais “inachevé”, selon l’intéressée. “Le single n’était pas accompagné d’un clip vidéo. Il est aujourd’hui disponible. Et je crois que nous allons à nouveau promouvoir Kôkô Dooda”, soutient-elle, l’air déterminé à se faire une place dans le milieu du showbiz burkinabè, en dépit de l’absence de producteurs. Maïchou rêve de sortir un album, mais veut néanmoins s’en donner les moyens, et surtout “laisser le temps au temps”.
A son avis, les mélomanes, de nos jours, ne disposent pas de temps “suffisant” pour savourer tous les titres d’un album. Elle entend donc passer progressivement du single à l’album en passant par le maxi single. Quand je serai suffisamment connue des mélomanes, affirme-t-elle toute confiante, je réaliserai un album complet avec l’ensemble de mes singles.

Aubin W. NANA

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