Société de transport en commun Le ministère de tutelle encourage le personnel

Une délégation du ministère des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière conduite par le Secrétaire général, Zakaria Soré, a rendu visite à la Société de transport en commun (SOTRACO), le 19 mars 2019, à Ouagadougou.

S’enquérir des conditions de travail du personnel de la Société de transport en commun (SOTRACO), recueillir leurs doléances et apporter des éléments de réponses à certaines préoccupations. C’est le but de la visite de la délégation du ministère des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière dans les locaux de la société, sise au quartier Somgandé de Ouagadougou, le 19 mars 2019.

Conduite par le Secrétaire général, et composée des directeurs des ressources humaines, de l’administration et des finances, des marchés publics et un technicien, la délégation a échangé plus de trois heures d’horloge avec le personnel. Des échanges qui ont permis de présenter la société, ses acquis, ses difficultés et aussi sa vision pour une meilleure planification de la politique de mobilité urbaine dans les grandes villes du Burina Faso. Créée le 24 juillet 2003, la SOTRACO a commencé ses activités le 7 novembre 2003 dans la capitale avant de les étendre à Bobo-Dioulasso, le 14 juin 2018 et à Koudougou, le 20 septembre de la même année. Le directeur général de la SOTRACO, Pascal Tenkodogo a énuméré un certain nombre d’acquis engrangés.
Il s’agit de la mise en exploitation du dépôt de Balkuy, l’ouverture des lignes de Zagtouli, Kamboinsin et de Koubri, le déploiement en cours d’une solution de billetterie qui permettra la vente et la validation électronique des titres de transport. Outre le déploiement en cours d’un système de gestion de la maintenance par ordinateur, le directeur général de la SOTRACO a fait comprendre que des études sont en cours pour la mise en œuvre effective des cellules de réseau de bus de Ouahigouya, Fada N’Gourma et Dédougou. L’idée, selon lui, est de rapprocher davantage le bus de la clientèle. Pour le directeur technique de la SOTRACO, Laciné Bonkoungou, se déplacer avec le bus a plus d’avantages. Il a cité notamment le coût du ticket qui est à la portée du Burkinabè moyen, la sécurisation des usagers, la faible pollution et la possibilité de plus économiser.

« Une équipe qui a une vision… »

Présentant la SOTRACO, M. Bonkoungou a dit qu’elle compte actuellement 128 bus exploitables sur l’ensemble des trois réseaux que sont Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Koudougou. A propos du réseau de la capitale d’une longueur de 160 km, le directeur technique a souligné qu’il comporte 13 lignes ordinaires dont 12 fonctionnelles. A cela s’ajoute trois lignes ‘’spéciales étudiants’’. Le réseau de Bobo-Dioulasso, long de 89 km, est doté de 10 lignes ordinaires et de deux lignes ‘’spéciales étudiants’’. Pour le réseau de bus de Koudougou, long de 39 Km, il est doté de sept lignes ordinaires dont six fonctionnelles et de deux lignes intercommunales reliant Réo, Sabou et bientôt Ramongo et Ténado, foi de Laciné Bonkoungou.

En dépit de toutes ces avancées, le directeur général de la SOTRACO, Pascal Tenkodogo a évoqué certaines difficultés. Il s’agit du manque de sites appropriés pour les terminus centraux et périphériques, l’occupation anarchique des arrêts et terminus par des vendeurs, des transporteurs, des véhicules particuliers, etc. M. Tenkodogo a, par ailleurs, parlé des besoins d’investissements complémentaires dans le cadre du projet bus, notamment des magasins, des voies d’accès, d’eau et d’électricité sur les sites de Bobo-Dioulasso et de Koudougou et de clôtures sur les différents sites. En réponse à toutes ces préoccupations, le secrétaire général du ministère des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Zakaria Soré a privilégié la voie du dialogue. « Le ministre attache du prix au dialogue. C’est pourquoi nous sommes venus encourager la SOTRACO. Et nous avons vu une équipe qui a une vision, déterminée à promouvoir et à moderniser la mobilité urbaine. Nous allons travailler ensemble afin de relever les défis », a-t-il dit. M. Soré a rappelé que l’année 2019 est dédiée à la mobilité urbaine et le fer de lance de cette mobilité urbaine est la SOTRACO. D’où l’intérêt de travailler à résorber les contraintes de cette société afin qu’elle accomplisse convenablement ses missions.

Gaspard BAYALA

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.