Le porte-parole du gouvernement, Remis Fugance Dandjinou : « une délégation du Conseil de sécurité des Nations unies séjournera au Burkina le 24 mars ».

L’hebdomadaire Conseil des ministres s’est tenu, le mercredi 20 mars 2019 à Ouagadougou, sous la direction du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. La ratification de l’accord sur la Zone de libre-échange commercial africain, la promotion des langues nationales et la relance de la filière anacarde sont les principaux dossiers examinés.

Le gouvernement veut matériali-ser l’un des engagements du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, sur la valorisation des langues nationales. La question a été débattue, hier mercredi 20 mars 2019 en Conseil des ministres à Kosyam. A l’issue de la rencontre gouvernementale, le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Remis Fulgance Dandjinou, a indiqué qu’un projet de loi portant modalité de promotion et d’officialisation des langues au Burkina Faso a été adopté.

De son avis, le texte vise à stimuler le développement du Burkina Faso et à faciliter la cohésion nationale. L’autre sujet qui a intéressé les membres de l’exécutif à ce conseil est l’intégration africaine. Un projet de loi, qui autorise le Burkina Faso à ratifier l’accord portant sur la Zone de libre-échange continentale africaine adoptée à Kigali au Rwanda, le 21 mars 2018, a été conclu. Pour M. Dandjinou, la création de cette zone va permettre une accélération du processus d’intégration du continent, en facilitant la libre circulation des biens et des personnes en développant le commerce interafricain.

A l’écouter, cette zone entrera en vigueur lorsque 22 pays africains l’auront ratifiée et à ce jour 20 Etats l’ont déjà fait. Dans le domaine de l’agriculture, le Conseil des ministres a adopté un décret portant création du Conseil burkinabè de l’anacarde. Cette denrée est le 3e produit d’exportation du pays avec environ 4,5% des exportations soit près de 37 milliards de FCFA de recettes en 2016.

D’où l’importance pour le Burkina de trouver les moyens pour relancer ce secteur par une sécurisation des revenus des producteurs à travers la garantie d’un prix minimum afin de les encourager dans la production, a expliqué le ministre de la Communication. Outre les trois sujets abordés, les ministres ont eu droit à des communications orales sur quelques sujets d’intérêt. Il s’agit, entre autres, de la visite d’une délégation du Conseil de sécurité des Nations unies, le 24 mars à Ouagadougou, des décrets d’application de la loi sur les cadres de la Police nationale.

La mission onu-sienne aura, selon le porte-voix de l’exécutif, une séance de travail avec certains acteurs, les organisations de la société civile, le système des Nations unies au Burkina, le gouvernement et le chef de l’Etat burki-nabè. Concernant la loi sur les cadres de la Police nationale, Remis Fugance Dandjinou a signifié que des orientations ont été données aux ministres porteurs du dossier afin que le gouvernement puisse respecter le délai du 8 avril qu’il s’est fixé pour adopter les décrets d’application.

Abdoulaye BALBONE

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