Le siège de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à Paris a abrité plusieurs manifestations, à l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie célébrée le 20 mars 2019. Parmi celles-ci, la dictée de la Francophonie lue par la marraine de la journée, la comédienne et humoriste, Roukiata Ouédraogo, qui a sensibilisé le public à la richesse et aux influences de la langue française grâce aux mots, à leur sonorité, leur diversité.  

« En français… s’il vous plaît », c’est la formule reprise cette année par 300 millions de francophones pour fêter à l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie, le 20 mars 2019, leur langue en partage et la diversité de la Francophonie.

Ce slogan, choisi par la Secrétaire générale de l’OIF, Louise Mushikiwabo, véhicule selon elle, « l’image d’une langue moderne, apte à nommer toutes les réalités du monde d’aujourd’hui, que ce soit dans les domaines du numérique, de l’économie, des sciences, des médias… ». L’un des moments phares de cette Journée a été la Dictée de la Francophonie relayée en direct sur les réseaux sociaux. Avec comme titre, « Toutes les femmes sont des reines », les premiers responsables de l’OIF ont voulu tout simplement rendre hommage à la femme.

La Dictée relate l’épopée des mossé où il est question de « la Princesse Yennenga, l’égale des guerriers les plus belliqueux, qui enfanta le premier Moro Naba du royaume mossi ! Ce futur empereur fut nommé Ouédraogo en mémoire du fougueux étalon qui t’avait entraîné… à mettre au monde ton illustre fils, tout comme l’antique reine des amazones… ».

Le récit était tout simplement beau et la comédienne Roukiata Ouédraogo l’a narré avec toute la dextérité qu’on lui connaît : « … A l’instant où tes yeux marron plongèrent dans ceux du fier Rialé, tu succombas à son charme envoûtant. Il ne servirait à rien qu’on le cacha, vous vous étiez plu au premier regard et, fascinés, vous étiez découverts une passion mutuelle, tendre et farouche. Aujourd’hui, ancêtres vénérés, tes mânes continuent d’être honorés et l’Étalon de Yennenga, trophée recueilli depuis un demi-siècle par les meilleurs cinéastes africains, perpétue ton mythe.

Cette année, un Rwandais et une Burkinabè se sont distingués en remportant le premier prix pour leurs longs métrages : un film de fiction dont l’action se situe dans la jungle inhospitalière du Kivu, à l’époque où les hostilités y battaient leur plein, et un documentaire qui dénonce les conditions de vie de deux mille cinq cent concasseurs de granite au cœur de Ouagadougou. Et maintenant, hardis concurrents, attelez-vous à tracer de votre écriture cursive, la plus intelligible, sans coquilles incongrus, ni gribouillis illisibles, les signes composant le panégyrique de cette figure féminine rebelle légendaire ».

S’appuyant sur l’épopée des mossé, l’Etalon de Yennenga est le trophée tant convoité de la fête du cinéma africain célébré chaque deux ans dans la capitale burkinabè. La 26e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) a coïncidé avec le cinquantenaire de la biennale. Elle s’est tenue du 23 février au 2 mars dernier et a vu la consécration de cinéastes du pays invité d’honneur qu’était le Rwanda et le pays hôte, le Burkina Faso. Comme quoi Cinéma et Francophonie se conjuguent au présent en 2019 avec Louise Mushikiwabo et Roukiata Ouédraogo.

Service presse de l’ambassade
du Burkina Faso à Paris

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