« L’ éducation d’un peuple se juge d’après son maintien dans la rue ; où tu verras la grossièreté dans la rue, tu es sûr de trouver la grossièreté dans les maisons. »

(Edmondo de Amicis : Grands Cœurs)

Ça n’a l’air de rien, mais ce n’est pas par hasard, assurément, que notre capitale a vu la première statue équestre d’une femme, et quelle femme ! La princesse Yennenga ! « Honneur aux dames » ! lançait souvent le président Sankara.

Au regret de nombreux cinéphiles, l’admirable film d’Apolline Traoré qui soulignait les qualités de la fille (genre) n’a pas obtenu les honneurs dus à ses mérites. Curiosité démographique, notre pays compta quelque temps, plus de femmes que d’hommes ! pauvres filles d’Eve, voici qu’à présent, dans la rue, dans les transports en commun, dans les débits de boissons (Dieu sait s’il y’en a !) a tout propos et à longueur de journée, pour un oui ou un non, des hommes (homo faber) lancent à haute voix l’injure trivale, grossière et vulgaire sur les parties intimes de la mère !

A l’aîné octogénaire qui rappelait « le CID ou le sens de l’honneur ». «N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? » le cadet dit souvent : « tout est banalisé maintenant !… ». Comme a dit un ancien chef d’Etat : « rien ne sera plus comme avant », hélas !

P.CORNEILLE : Le Cid
Mounir

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