La Société nationale burkinabè d’électricité (SONABEL) a tenu un panel le samedi 23 mars 2019 à Ouagadougou dans le cadre de ses journées portes ouvertes.

«Enjeux et défis du mix énergétique», c’est sous ce thème que la Société nationale burkinabè d’électricité (SONABEL) a voulu faire découvrir ses prestations de service et son mode de fonctionnement, du 22 au 24 mars 2019 au public. Dans le cadre de ses journées portes ouvertes, le samedi 23 mars, la société a organisé un panel. Au cours des échanges, le directeur général des énergies renouvelables du ministère de l’Energie, Dr Bruno Korgo, a déclaré que le mix énergétique possède d’une part des sources d’énergies renouvelables qui sont la géothermie, l’énergie éolienne, l’énergie solaire, l’hydroélectricité, la biomasse, etc., et d’autre part, des sources d’énergies non renouvelables tels le pétrole, le gaz naturel, le charbon, le gaz schiste, etc. A cela, Dr Korgo a ajouté que le mix énergétique a quatre facteurs que sont les ressources naturelles, les coûts d’énergie, les niveaux scientifique et technique et les politiques énergétiques.
En ce qui concerne la politique énergétique globale au Burkina Faso, le directeur général des énergies renouvelables a affirmé que la vision est d’effectuer une transition énergétique vers les énergies vertes et renouvelables, en mettant un accent particulier sur l’énergie solaire. Il a indiqué que cette politique vise à installer 1000 MWc, produire 30% d’énergie renouvelable en 2020, 50% en 2030, et atteindre 45% d’accès à l’électrification et un million d’abonnés en 2020. Pour atteindre un tel objectif, il a fait savoir que la construction d’autres infrastructures comme celle du mini- réseau d’énergie solaire, mais également les mini-centrales font partie des défis à relever. Par ailleurs, Dr Korgo a confié que des réformes institutionnelles, législatives, réglementaires, technologiques sont prises pour accroître la productivité de la SONABEL. Il a souhaité que les populations aient un accès aux services énergétiques modernes et disposent de l’énergie à moindre coût.

Trois principales sources

Le directeur des productions de la SONABEL, Lassana Zoungrana, a pour sa part rappelé que la nationale d’électricité dispose de trois principales sources de production qui sont le thermique diesel dont l’exploitation a débuté en 1954 à Ouaga 1 et Bobo 1, l’hydroélectricité entamée en 1989 à la centrale de Kompienga et le solaire photovoltaïque mis en marche en 2017 et alimentant les centrales solaires de Zagtouli et Ziga. Il a affirmé que plusieurs facteurs peuvent expliquer les contraintes liées à la disponibilité des moyens de production d’électricité en période de chaleur. Lassana Zoungrana a cité par exemple les pannes fortuites pouvant survenir pendant l’exploitation des groupes, l’impossibilité de stocker l’ensemble des pièces de rechange des groupes et la faible pluviométrie qui impactent les niveaux d’eau dans les barrages. A titre illustratif, M. Zoungrana a évoqué le cas survenu en 2018 où le barrage de Bagré a eu un arrêt de deux mois et demi et celui de la Kompienga avec un arrêt de deux mois.
Pour pallier ce déficit énergétique, le directeur des productions de la SONABEL a laissé entendre que des projets sont en cours tels que l’extension de la centrale thermique de Fada N’Gourma de 7,5 MW qui sera mis en service en juin 2019. Il a fait cas également de l’extension de la centrale thermique de Kossodo qui est de 50 MW dont les travaux débuteront bientôt pour un délai d’exécution de 18 mois et l’extension de la centrale solaire de Zagtouli de 17MW financé par la Banque mondiale. «En plus, la SONABEL projette construire deux centrales solaires à Koudougou et Kaya qui seront respectivement de 20 et 10 MW», a-t-il ajouté. M. Zoungrana a informé que les appels d’offres dudit projet ont déjà été lancés.

Saran Hadja TRAORE

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