Pour la présidente de l’AP/SFD-BF, Azaratou Sondo/Nignan, les performances atteintes sont à mettre à l’actif des membres et des partenaires.

L’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Burkina Faso (AP/SFD-BF) a tenu sa 16e assemblée générale ordinaire, le vendredi 29 mars 2019 à Ouagadougou. La reddition des comptes de 2018, la planification des activités de cette année et le renouvellement du bureau, étaient les points inscrits à l’ordre du jour.

2018 a été une année positive pour l’association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Burkina Faso (AP/SFD-BF). C’est ce qui ressort de l’assemblée générale ordinaire qu’elle a tenue, le vendredi 29 mars 2019, à Ouagadougou au lendemain de son élection à la tête de la Fédération des AP/SFD des pays de l’UEMOA.

Le rapport d’activités 2018 validé par les représentants des 68 structures membres de l’association affiche des taux de réalisation de 82%, de 90,29% pour les dépenses et 118,16% pour les recettes. Une performance que la présidente de l’AP/SFD-BF, Azaratou Sondo/Nignan, a jugée exceptionnelle depuis la création de l’association en 2002.

Au titre des réalisations majeures, elle a cité les actions de plaidoyer menées pour l’amélioration des conditions d’exercice des Système financiers décentralisés (SFD) au Burkina Faso, la tenue de rencontres statutaires et le renouvellement des membres du comité d’éthique et de déontologie, l’organisation conjointe d’une journée d’inclusion financière en collaboration avec les associations professionnelles des banques et des assurances du Burkina.

«Nous avons mis en relation des membres avec des partenaires techniques et financiers et renforcé leurs capacités à travers l’organisation de plusieurs sessions de formations. Nous avons aussi participé à l’évaluation de la stratégie nationale d’inclusion financière et son plan d’actions 2019-2023 et aux activités commémoratives de la Semaine africaine de l’inclusion financière… », a ajouté Mme Sondo.

Si ces résultats ont été jugés satisfaisants, elle a toutefois relevé de nombreuses difficultés liées notamment au contexte sécuritaire du pays. «Certains de nos membres ont été victimes de braquages, il y a malheureusement eu des pertes en vie humaine», a-t-elle regretté. Qu’à cela ne tienne, elle a soutenu que l’AP/SFD-BF compte travailler avec abnégation en 2019, pour relever les défis du secteur.

Maintenir le cap de l’essor de la microfinance

Le représentant du secrétaire permanent pour la promotion de la microfinance, Roger Ouédraogo : «Les dispositions idoines seront prises pour la réussite de la Semaine africaine de microfiance ».

De ce fait, il est prévu des activités de renforcement de capacités des membres et des organes de gouvernance, de plaidoyer pour mieux défendre les intérêts des membres, la participation active à l’organisation de la Semaine africaine de la microfinance qui se tiendra en octobre 2019 au pays des Hommes intègres.

La révision de la tarification des cotisations annuelles, la recherche de nouveaux partenaires et la construction du siège de l’association sont également inscrits dans l’agenda de cette année. Pour atteindre les objectifs fixés, une meilleure inclusion financière et la défense des intérêts matériels et moraux de la profession, la présidente Sondo a exhorté les membres à plus d’engagement et de professionnalisme.

Cet appel a été partagé par le représentant du secrétaire permanent pour la promotion de la microfinance, Roger Ouédraogo pour, a-t-il dit, maintenir le cap de l’essor de la microfiance constaté en 2018. «L’encours de l’épargne est passé de 197 378 456 466 à 218 286 681 475 FCFA. De plus de 1,9 million, le nombre de clients à atteint 2 148 891. Les crédits en souffrance ont dimunié.

Au regard de ces indicateurs, l’on peut affirmer que les SFD continuent d’étendre leur portée et de remplir leur rôle de système alternatif d’accès aux services financiers», s’est-il réjoui. Toutefois, il a noté que certains SFD présentent une santé financière peu reluisante résonnant comme des défis à relever.

Pour lui donc, si les acteurs veulent que la finance décentralisée continue d’accomplir efficacement son rôle dans la lutte contre la pauvreté, ils doivent travailler au développement d’un secteur sain, et à l’émergence de structures financières viables et pérennes. L’assemblée générale s’est achevée par le renouvellement du bureau de l’AP/SFD-BF et Azaratou Sondo/Nignan a été reconduite à la tête de la structure.

 

Eliane SOME
elianesome4@gmail.com


Composition du bureau de l’AP/SFD-BF

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