Les transporteurs routiers du Burkina ont au cours d’une conférence de presse, tenue hier mercredi 3 avril 2019 à Ouagadougou, soutenu que le mouvement d’humeur de chauffeurs routiers est une œuvre « d’individus non identifiés ». Ils ont en outre invité les autorités à sévir contre les fauteurs de troubles.

Les transporteurs routiers du Burkina Faso n’ont jamais été en mouvement depuis 1950 et ne se reconnaissent pas dans la grève, entamée le mardi dernier par des chauffeurs. C’est la déclaration faite par des syndicats, associations et groupements des transporteurs routiers du pays, face à la presse, le mercredi 3 avril 2019, à Ouagadougou. Selon le secrétaire général de la Fédération nationale des acteurs du transport routier du Burkina (FENAT-BF), Bonaventure Kéré, le mouvement d’humeur constaté est l’œuvre d’ « individus non identifiés ».

Car, a-t-il expliqué, aucun des dix-huit syndicats, associations et groupements de transporteurs existant au Burkina Faso, ne sont mêlés à ces actes portant atteinte à la libre circulation de personnes et paralysant les activités socio-économiques. « Nous en appelons à nos autorités afin que ces individus soient mis hors d’état de nuire, radicalement et définitivement pour le bonheur de tous », a martelé, Bonaventure Kéré.

Est-ce que la coalition des transporteurs routiers a réellement appris la grève de chauffeurs routiers ? Face à cette préoccupation des journalistes, les organisateurs de la conférence de presse ont répondu par l’affirmative. Que des individus, fussent-ils des chauffeurs, bloquent les voies pour empêcher le trafic routier, est hors de question, a indiqué Bonaventure Kéré.

Mais, il a insisté que l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB) n’est pas au courant du ‘’débrayage’’ de ‘’personnes mal intentionnées’’. Les vrais responsables de l’UCRB, à entendre M. Kéré, au même moment, réfléchissaient sur le sort à donner à la convention collective qui lie les transporteurs (employeurs) et les chauffeurs (employés) routiers. Qu’en est-il du fait que les ‘’grévistes ‘’ ne veulent pas du président de l’Organisation des transporteurs routiers du Faso (OTRAF), Issoufou Maïga comme futur président de la Faitière unique des transporteurs routiers du Burkina (FUTRB)? Pour les transporteurs, cette récrimination, si elle est vraie, est inadmissible car la faîtière est leur affaire.

Les conférenciers ont, par ailleurs, loué l’exemple de Issoufou Maïga, un ‘’administrateur hors pair’’ et n’entendent pas céder à la volonté d’une autre entité de leur imposer une personne à la tête de leur ‘’fédération’’. Joint au téléphone, le président de l’UCRB, Brahima Rabo, a laissé entendre que sa structure n’est pas l’instigateur du mouvement d’humeur et s’en démarque.

Boukary BONKOUNGOU

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