En posant la première pierre, la Première dame, Sika Kaboré, a l’espoir que la radiothérapie du cancer, qui n’existait pas au Burkina, sera une réalité dans 14 mois.

L’épouse du chef de l’Etat, Sika Kaboré, a posé la première pierre d’une unité autonome de radiothérapie, le samedi 6 avril 2019 à Ouagadougou. Le joyau qui sera érigé au sein du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bogodogo, dans l’arrondissement n°11, sera fonctionnel dans 14 mois et soulagera les malades du cancer.

Les malades atteints du cancer n’auront plus à se déplacer hors du Burkina Faso pour se faire soigner. Cet espoir a été suscité par la volonté du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, d’offrir à son pays un centre autonome de radiothérapie en vue du traitement de cette pathologie.

Le lancement des travaux de construction de l’infrastructure a été effectué le 6 avril 2019 à Ouagadougou par la Première dame, Sika Kaboré. Selon elle, ce centre est providentiel, car la radiothérapie constitue un maillon important dans la prise en charge du cancer. Elle s’est réjouie d’autant plus que les patients étaient obligés d’aller à l’extérieur notamment au Ghana, au Mali et même en Europe, pour bénéficier de soins appropriés.

«Je remercie son altesse, l’Emir du Qatar qui a bien voulu accéder à la demande du président du Faso en nous offrant ce centre de radiothérapie qui sera opérationnel en mai 2020», a déclaré Sika Kaboré. Elle a aussi promis de plaider afin qu’un certain nombre de patients soient pris en charge gratuitement et par an.

La ministre de la Santé, Léonie Claudine Lougué, a, pour sa part, indiqué que c’est un bonheur pour son département de pouvoir soulager les malades. A l’entendre, son ministère a développé de nombreuses initiatives dans les domaines de la prévention, du diagnostic précoce et de la prise en charge des cas de cancer découverts. Ainsi, a-t-elle révélé, en plus des services de chirurgie, un service d’oncologie et d’hématologie clinique a été ouvert au sein du CHU de Bogodogo en 2017.

«La radiothérapie est donc le maillon manquant dans notre chaîne de prise en charge. Pourtant, elle est nécessaire pour le traitement complet d’environ 2/3 des malades», a souligné la ministre. A l’écouter, le projet, financé par le Qatar pour environ 7 milliards F CFA, prévoit la construction d’infrastructures de radiothérapie (bunkers) respectant les normes de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et l’installation de deux accélérateurs linéaires de nouvelle génération, d’une unité de curiethérapie et d’un scanner de simulation, entre autres.

«Environ 1500 patients par an seront traités dans cette unité de radiothérapie», a estimé Léonie Claudine Lougué. Comme avantages, elle a mentionné que le projet contribuera à améliorer le plateau technique pour le traitement du cancer au Burkina Faso, à réduire la morbidité et la mortalité liées à la maladie et à soulager des milliers de personnes atteintes et affectées par le fléau.

Dans la pratique, la responsable du département de la santé a confié que le centre offrira des services de zonage, c’est-à-dire la délimitation de zones tumorales à irradier et la prise en charge globale du patient. «Il y a des cancers qui guérissent sous chimiothérapie, d’autres sous chirurgie avec chimiothérapie mais la plupart des cancers, exceptés ceux du sang qui ne fabriquent pas les masses, sont passibles de radiothérapie», a-t-elle expliqué.

Selon ses dires, certaines sources indiquent qu’environ 10 000 nouveaux cas de cancer sont détectés chaque année au Burkina. Tout en saluant l’implication de la Première dame dans la lutte contre le cancer, le Directeur général (DG) adjoint, chargé de la coopération du Fonds qatari pour le développement, Mansoor Al Duhaimi, a réitéré l’engagement de son pays à accompagner le Burkina. La construction et l’équipement de l’unité autonome ont été confiés à l’entreprise «Chantiers marocains modernes».

Mady KABRE

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