La Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères (CNLPAL) organise, les 10 et 11 avril 2019 à Ouagadougou, une formation sur la procédure d’exemption de la Convention de la CEDEAO sur les armes légères et de petit calibre, au profit des acteurs nationaux en charge de la question.

Le Burkina Faso veut repenser le système de sécurisation de son espace et de gestion des stocks d’armes. A cet effet, la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères (CNLPAL) organise, les 10 et 11 avril, dans la capitale burkinabè, une formation sur la procédure d’exemption de la Convention de la CEDEAO sur les armes légères et de petit calibre à l’intention des points focaux nationaux en charge de la problématique. Durant 48 heures, les acteurs étatiques et non, intervenant dans le transfert des armes à feu auront à se familiariser avec les principes-clés de la règlementation sous régionale. Cet atelier sera aussi l’occasion de partager les expériences nationales des services de défense et de sécurité au Burkina Faso que sont les forces armées, la police et les douanes. Le Secrétaire permanent (SP) du CNLPAL, le Colonel-major Christophe Raoul Tapsoba, a insisté sur la nécessité de contrôler le transfert des armes à feu. Pour lui, le grand banditisme, la criminalité transnationale organisée et le terrorisme sont entretenus par la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre. D’où l’intérêt de maîtriser la politique de la CEDEAO sur la procédure d’exemption des armes à feu. A ce propos, le colonel-major a salué l’institution communautaire, qui a permis l’organisation de ladite séance de formation. Le représentant de la CEDEAO au Burkina Faso, Mohamed Diakité, a expliqué que l’un des objectifs de cette rencontre est de parvenir à plus de célérité dans le traitement des demandes de certificat d’exemption des Etats-membres. De son avis, la CEDEAO est sur le point d’acquérir du matériel, grâce au soutien de l’Union européenne, pour développer une base de données nationales et régionales sur les armes légères et de petit calibre. M. Diakité a, en outre, exhorté les Etats-membres à se conformer aux instruments de contrôle régionaux, continentaux et internationaux des armes afin que l’espace CEDEAO soit un havre de paix. Cette invite semble être entendue par le gouvernement. En effet, le conseiller spécial du Premier ministre, Pr Magloire Somé, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à réduire la prolifération et la circulation illicite des armes légères au pays des Hommes intègres dont les conséquences sur les plans humain, matériel et social sont énormes. C’est dans ce cadre, a-t-il indiqué, que le Burkina Faso a mis en place la CNLPAL pour répondre à ses engagements au niveau communautaire, en avril 2001.

Abdoulaye BALBONE

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