La parenté à plaisanterie est la plus belle raillerie de nos symphonies d’ironies
La parenté à plaisanterie est la plus grosse artillerie de nos fratries réunies et unies
Chez nous la parenté n’est pas un aparté, la langue écorchée n’accuse pas la dent écartée
Chez nous la parenté marche avec des prothèses entre des parenthèses de thèses décontractées

Dans ma culture, les filatures du tissu social sont cousues de cousins et de frangins
Dans la nature, il y a des plantes qui rampent sur les bras géants du baobab voisin
Dans la vie des hommes, il n’y a pas que l’eau et le pain, il y a la paix qu’on n’a pas
Entre la main qui blesse et tue et celle qui caresse et apaise, il y a un cœur qui bat

Entre le Moaga et le Samo, il y a un maître et un sujet, nul n’est grugé, point de préjugé
Entre le Peuhl et le Bobo, la calebasse aigre peut côtoyer la gourde lactée sans danger
Du Gourounsi au Bissa, il y a toujours une histoire sans tête à décortiquer avec humour
La dérision des factions rivales est amicale, tout est banal, chaque coup a un impact d’amour

L’imberbe se moque de la barbe du sage sans rage, il n’y a pas d’âge dans l’attelage du jeu
De la vie à la mort on peut plaisanter à mort de tout avec tous, pour du peu et sans faire du feu
La comédie remédie, la parodie assouplit, un sourire peut guérir du pire, sans soupir, respire !
Plantons les graines de la parenté, plaisantons sans nous arrêter, il y a toujours de quoi rire.
Pour la paix…

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

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