Le gouvernement prévoit la réalisation d’infrastructures socioéconomiques dans sept régions du pays au titre du PADEL.

Le Conseil des ministres du mercredi 17 avril 2019 a entériné les conclusions d’appels d’offre pour la construction d’infrastructures socioéconomiques dans différentes régions du pays, selon le point fait par le ministre porte-parole du gouvernement.

Pour les cent ans d’existence du pays, le gouvernement a décidé de solliciter la mémoire des Burkinabè pour les mobiliser en vue de la construction d’un Etat-nation. Le Conseil des ministres, en sa séance du mercredi 17 avril 2019, a, en effet, décidé de placer la célébration du 11-Décembre cette année à Tenkodogo sous le thème : «Cent ans de la création du Burkina Faso, devoir de mémoire et engagement patriotique en vue de la consolidation de l’Etat-nation».

D’autres dossiers ont été examinés lors de ce conseil, selon le point fait par le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou. De ce rapport, l’on peut noter que le conseil a adopté les conclusions de l’appel d’offres international après pré-qualification pour la construction du Centre hospitalier régional (CHR) de Manga.

A ce titre, le ministre Dandjinou a rappelé que sur les 13 régions du pays, seules Manga dans le Centre-Sud et Ziniaré dans le Plateau central n’ont pas encore de Centres hospitaliers régionaux. «Cet appel d’offres permet de doter la région du Centre-Sud de son centre hospitalier régional», a-t-il indiqué, précisant que la réalisation de l’infrastructure coûtera environ 13 milliards F CFA pour un délai d’exécution de 18 mois, et sera financée à 40% par le Fonds koweïtien, 40% par celui saoudien et 20% par le budget de l’Etat.

D’autres infrastructures socioéconomiques devraient également voir le jour dans sept régions du pays au compte du Programme d’appui au développement des entreprises locales (PADEL). Selon Remis Fulgance Dandjinou, le Conseil des ministres a validé les résultats de l’appel d’offres national restreint pour la réalisation de périmètres irrigués, parcs de vaccination, aires d’abattage, forages pastoraux avec système solaire au niveau des pompages, magasins de stockage, marchés à bétail, gares routières et aires de stationnement dans les régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Est, du Centre-Nord, du Centre-Sud, de l’Est, du Nord et du Sahel.

A l’en croire, le coût des infrastructures s’élève à environ 21 milliards F CFA assurés par la Banque ouest africaine de développement (BOAD) et le budget national. «Nous espérons avoir, pour ces investissements, 17 989 emplois indirects et induits et permettre la modernisation et la transformation d’environ
7 000 unités de production informelles», a ajouté le porte-parole du gouvernement.

Service minimum assuré dans les hôpitaux

Le conseil a, par ailleurs, nommé des enseignants à l’université Ouaga I Pr Joseph-Ki-Zerbo dans les emplois de professeurs titulaires, professeurs titulaires hospitalo-universitaires, maîtres de conférences et maîtres de conférences agrégés hospitalo-universitaires. Le ministre Dandjinou a expliqué que ces nominations interviennent à la suite des certifications d’enseignants burkinabè à la session du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) à Niamey du 9 au 18 juillet 2018.

Le gouvernement a félicité les lauréats, selon le ministre en charge de la communication, qui a rappelé que sur 91 enseignants présentés pour les différentes listes d’aptitudes, 89 ont été retenus et 9 postulants ont été admis sur 10 candidats au concours d’agrégation en médecine. Les mouvements de grève annoncés au ministère en charge de l’éducation nationale et en cours dans les centres de santé ont fait l’objet de communication orale.

Le ministre de la Santé, Pr Claudine Lougué a noté que le débrayage initié par le Syndicat national de la santé humaine et animale (SYNTSHA) a effectivement lieu ; elle a aussi indiqué que le service minimum est assuré. «Dans certains endroits, il est organisé, de concert avec le syndicat, dans d’autres, c’est organisé avec les services techniques du ministère de la Santé et un peu partout avec l’aide des FDS et l’appui des écoles et structures de formation», a rassuré Pr Lougué.

A l’entendre, les concertations se poursuivent, et d’ailleurs, l’application des protocoles d’accord, exigée par le SYNTSHA, est en cours. «Il y a certains points qui nécessitent une adaptation avec les textes réglementaires, mais le gouvernement n’a jamais arrêté de mettre en application les promesses faites aux partenaires sociaux», a précisé Claudine Lougué.

 

Fabé Mamadou OUATTARA

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