Pour le Dircab du ministre en charge de la fonction publique, Jean-Marie Sompougdou (milieu), la plateforme reçoit, entre autres, les plaintes relatives au non-respect des textes en matière de transparence, d’équité et de continuité du service public.

Le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, a formé les secrétaires généraux des ministères au dispositif d’enregistrement et de traitement des plaintes et suggestions des usagers des services publics. C’était le mercredi 17 avril 2019 à Ouagadougou, au cours d’un atelier.

Conformément aux principes du Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO) auquel il a adhéré, le Burkina Faso s’est doté d’un dispositif d’enregistrement et de traitement des plaintes et suggestions des usagers des ministères.

C’est une plateforme en ligne devant permettre la participation citoyenne à la gestion des services publics. Chargés d’affecter les plaintes reçues par les agents d’accueil et de renseignement aux services techniques concernés, les secrétaires généraux des départements ministériels et leurs collaborateurs ont pris connaissance de la plateforme et ont été formés à son utilisation.

Cela, au cours d’un atelier qui a eu lieu, le mercredi 17 avril 2019 à Ouagadougou. A la cérémonie d’ouverture de la session, le Directeur de cabinet (Dircab) du ministre en charge de la fonction publique, Jean-Marie Sompougdou, a confié que l’objectif de la formation est l’opérationnalisation de la plateforme en ligne.

Opérationnalisation qui, à son tour, vise l’amélioration de la qualité des prestations et de la performance des services publics par la prise en compte des valeurs cardinales de bonne gouvernance telles, la transparence, la redevabilité et la participation des citoyens aux prises de décisions.

«Le dispositif indique que la plainte de l’usager peut porter, entre autres, sur la qualité des prestations, les délais de traitement des dossiers et le non-respect des textes juridiques notamment les manquements à la législation sur la transparence, l’impartialité, la neutralité, l’équité et la continuité du service public», a précisé le directeur de cabinet.

Le Secrétaire permanent (SP) de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance Jacques Sosthène Dingara, a ajouté qu’il ne s’agit pas d’une plateforme de dénonciation ni de délation pour lesquelles il faut se référer à d’autres structures. Aux dires du SP, après les SG et leurs collaborateurs, ce sont les inspecteurs généraux des services qui vont être formés aujourd’hui. Et, plus tard, ce sera le tour des journalistes qui pourront ainsi informer les citoyens de l’existence du dispositif.

Jean Philibert SOME

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