8-Mars en différé à Sidwaya : des stratégies pour concilier vie professionnelle et familiale

L’amicale des femmes des Editions Sidwaya a célébré en différé, la 162e journée internationale de la femme, le jeudi 2 mai 2019 à Ouagadougou, sous le thème : «Comment concilier vie familiale et professionnelle dans un organe de presse».

Consciente du rôle joué par la femme dans les organes de presse au Burkina Faso, l’amicale des femmes des éditions Sidwaya a célébré en différé, la 162e journée internationale de la femme, le 2 mai 2019 à Ouagadougou, sous le thème : «Comment concilier vie familiale et professionnelle dans un organe de presse». Pour la conférencière, la secrétaire générale du ministère de la Communication, Hortense Zida, il s’agit d’un partage d’expériences, mais également la recherche de pistes de solutions pour permettre aux femmes d’accomplir leurs obligations familiales et professionnelles. Elle a dit à ses «sœurs» qu’être homme ou femme importe peu, mais il faut savoir donner le meilleur de soi pour atteindre les objectifs.

«Pour travailler à la télé ou à la radio, l’on n’a pas besoin de genre, ce qui compte, c’est la détermination et la qualité du travail», a-t-elle soutenu. Elle a, donc, convié les femmes à se mettre au travail pour être parmi les meilleurs agents. A entendre la vice-présidente de l’amicale, Fatoumata Ilboudo, le choix du thème a été motivé par les réalités que vivent les femmes de Sidwaya. Elle a ajouté que les medias sont des services à feu continu qui occupent beaucoup de temps de ceux qui y travaillent, si bien que la vie sociale prend parfois un coup. C’est pourquoi, a-t-elle expliqué, l’amicale s’est fixée trois défis, à savoir cultiver la solidarité, porter haut le flambeau de la ‘’maison commune’’, contribuer au renforcement de la paix. Mme Ilboudo a poursuivi en plaidant auprès des premiers responsables de Sidwaya, pour la construction d’une crèche au sein de la direction générale afin de soulager les femmes qui, pour des obligations professionnelles, sont obligées de passer la majeure partie de leur temps au service. Ceci leur permettra, a-t-elle soutenu, de vaquer sereinement à leurs occupations.

L’épanouissement de la femme

Selon la chargée de mission, Hariguiétta Congo, représentant la ministre en charge de la femme, la gent féminine burkinabè reste confrontée à des problèmes d’accès aux ressources financières, à la terre, aux semences, aux technologies, etc. Elle a poursuivi en disant qu’à cela s’ajoutent les pesanteurs socioculturelles, les difficultés d’accès à l’éducation et à la formation professionnelle. A ce niveau, a-t-elle signifié, les médias peuvent changer la donne en mettant en lumière des femmes battantes et cela incitera les autres à prendre leur exemple. Pour Mme Congo, les femmes des medias sont plus indiquées pour faire ce travail.

Car, personne n’est mieux placé que soi pour faire sa propre publicité. Elle a terminé en prodiguant des conseils et en affirmant sa disponibilité et celle de son département à accompagner l’amicale dans ses activités en faveur de l’épanouissement des femmes des medias. Le directeur général des éditions Sidwaya, Mahamadi Tiégna a, quant à lui, remercié la SG du ministère de la Communication et des Relations avec le Parlement, Hortense Zida, qui a animé la conférence. Il a mentionné que Sidwaya accorde une importance à l’épanouissement de la femme. M. Tiégna a également félicité les femmes de l’amicale pour la pertinence de leur thème et les prix que nombreuses d’entre elles ont reçu. Il a dit également prêté une oreille attentive à leurs doléances. Du reste, la journée a été aussi ponctuée par un test de dépistage et de vaccination contre l’hépatite B.

Dawara Sylvie SOU
(Stagiaire)

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