Interconnexion électrique : Deux projets de loi adoptés par l’Assemblée nationale

Le ministre de l’Energie, Bachir Ismaël Ouédraogo : «Nous allons satisfaire les besoins des populations en électricité».

L’Assemblée nationale a adopté trois projets de loi portant sur le financement de l’interconnexion électrique : Nigeria-Niger-Bénin-Burkina Faso, le programme d’appui aux réformes de l’énergie et sur l’appui à l’enseignement supérieur, le lundi 6 mai 2019
à Ouagadougou.

Le ministère de l’Energie soutient la construction d’une ligne d’interconnexion de 330W entre le Nigeria, le Niger, le Benin et le Burkina Faso, qui va contribuer à la sécurisation de l’alimentation en énergie électrique des grandes villes et localités de ces pays. Dans ce cadre, les projets de loi y afférents soumis à l’Assemblée nationale ont été adoptés à l’unanimité par les 78 députés présents à la plénière, le lundi 6 mai 2019.

Il s’agit du projet relatif à la ratification de l’accord de prêt conclu le 14 mars 2018 entre le Burkina Faso et la Banque africaine de développement (BAD) pour le financement partiel de l’interconnexion électrique : Nigeria, Niger, Bénin, Burkina Faso et celui du programme d’appui aux réformes dans le secteur de l’énergie.

Selon le rapporteur de la Commission des affaires étrangères et des Burkinabè de l’étranger (CAEBE), Justin Compaoré, le projet d’interconnexion s’inscrit dans le cadre de la mise en place d’un marché sous-régional de l’énergie électrique au niveau de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). A terme, a-t-il dit, il va limiter les investissements onéreux des quatre pays bénéficiaires dans la production de l’énergie d’origine thermique.

Aussi, a poursuivi M. Compaoré, le programme entend renforcer l’intégration économique régionale, améliorer la stabilité statique et dynamique du réseau interconnecté pour une meilleure qualité de service et contribuer à un mieux-être des populations des pays concernés. Pour le pays des Hommes intègres, plusieurs résultats sont attendus.

«Baisse du coût du kWh»

Les députés ont approuvé le projet d’interconnexion électrique.

«Il s’agit entre autres, de la baisse du coût de revient du kWh de 107 F à 98 F CFA à l’horizon 2022, l’électrification rurale et le renforcement des capacités sectorielles, de la réduction de 243 000 tonnes de gaz à effet de serre par an, de la création de 250 emplois directs pour les jeunes dont 60 pour les femmes», a-t-il énuméré. Concernant le second projet, Tibo Jean Paul Tapsoba, membre de la CAEBE, a indiqué que le soutien de la BAD favorisera un accès inclusif à l’énergie au Burkina Faso.

«Le programme répond aux défis et contraintes majeurs auxquels le pays continue à faire face pour combler le gap énergétique. De manière spécifique, il vise notamment à améliorer le cadre légal et institutionnel du secteur de l’énergie, le renforcement de la gouvernance des structures-clés du secteur», a souligné M. Tapsoba.

Le ministre Bachir Ismaël Ouédraogo a fait savoir que cette ligne qui va faire le maillage des différents pays de la CEDEAO offrira au pays des Hommes intègres une opportunité d’échange en matière de vente d’électricité. «Les partenariats publics-privés auront ainsi accès au marché national et sous régional.

Ce qui nous permet d’avoir le kWh à moindre coût», a affirmé le ministre. Par ailleurs, il a rassuré les parlementaires de la capacité du Nigeria à fournir de l’électricité au Burkina Faso. Avant l’adoption de ces projets, les députés ont aussi adopté celui d’appui à l’Enseignement supérieur, conclu le 21 août 2018 entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA).

 Mariam SOMDA

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