Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat (MUH), Maurice Dieudonné Bonanet, a lancé les activités du Centre de facilitation des actes de construire (CEFAC), le lundi 20 mai 2019 à Tenkodogo, dans la région du Centre-Est.

Créé pour faciliter l’obtention des actes de construire définis par le code de l’urbanisme et de la construction, le Centre de facilitation des actes de construire (CEFAC) permet d’obtenir tous les documents et en un seul endroit. Il s’agit du permis de construire, des certificats d’urbanisme et le permis de démolir.

En vue de permettre aux personnes physique et morale de se procurer de ces documents, le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat (MUH), Maurice Dieudonné Bonanet, a lancé les activités du centre, le lundi 20 mai 2019, à Tenkodogo dans la région du Centre-Est. Selon lui, en plus des efforts consentis pour la réduction des délais, le gouvernement a également réduit de manière significative les coûts d’obtention des actes de construction. A titre d’exemple, il a indiqué que pour les immeubles dont la construction nécessite le permis de construire de catégorie C, le coût de l’étude du sol est passé de 700 383 F CFA à 300 000 F CFA, selon la distance des localités. Les frais de prestation de sapeurs-pompiers ont baissé de 180 000 à 50 000 F CFA maximum.

Une autorisation de construire à 40 000 F CFA

Pour le permis de catégorie A qui s’applique au commun des Burkinabè désirant édifier des maisons de types F1, F2, F3 et F4, appelées maison à 2 ou 3 chambres plus salon, le ministre de l’Habitat a informé que le coût de la délivrance d’une autorisation de construire après l’assemblage des pièces exigées est de l’ordre de 40 000 F CFA, contre 700 000 F CFA de par le passé.

«Avec l’ouverture du CEFAC dans la région du Centre-Est, il n’y a plus d’excuses pour les maîtres d’ouvrage qui se cachaient derrière l’absence de dispositif de facilitation pour l’obtention des actes de construire», a averti le ministre Bonanet.

Le maire de Tenkodogo, El Hadj Harouna Ouélogo, a traduit sa reconnaissance à la Maison de l’entreprise du Burkina Faso (MEBF) qui a permis au CEFAC de s’installer dans sa commune. Pour le directeur général de la MEBF, Lanssina Ki, il s’agit pour sa structure, de faciliter les formalités d’actes de construire pour l’ensemble des citoyens du Burkina Faso. Le président du comité de gestion du CEFORE, Moussa Traoré, représentant son collègue du CEFAC, a aussi soutenu que la création de cette structure au Centre-Est permettra d’accompagner les populations de la région dans leur quête de permis de construire et du certificat de conformité et offrira l’opportunité à tous les constructeurs de bénéficier de ses services.

Bougnan NAON
naon_2012@yahoo.fr

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