une partie de la délégation burkinabè

La conférence women Deliver a été officiellement ouverte le 3 juin 2019 à Vancouver au Canada sous le thème « Pouvoir. Progrès. Changement »  en présence d’un parterre de personnalité dont le premier ministre canadien Justin Trudeau,  le président ghanéen Nana Akufo-Addo, la présidente Sahle work Zewde de l’Ethiopie et Uru Kenyatta du Kenya.  L’ensemble des acteurs  venus du monde entier veulent germer des nouvelles idées capables de transformer le monde pour parvenir à l’égalité des sexes.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau,

Women Deliver 2019  a ouvert ses portes au   centre de convention  de Vancouver sur la terre  des autochtones des Haislas,  Heiltsuks,  Oweekeno , les Kwakwaka’wakws et  Nuu-chah-nulth. C’est sous le signe de la culture de ses populations et de la musique  qu’à démarrer la cérémonie d’ouverture de  cette rencontre consacrée à l’égalité des sexes et aux droits sexuels et reproductifs des femmes.

La directrice générale de Women Deliver, Katja Iverson en introduisant les discours a indiqué  que « nous vivons dans un monde où les droits ne sont pas respectés mais nous sommes debout ». Elle a invité les acteurs de se servir de leur pouvoir pour changer le monde. Le Canada, pour elle, est l’un des pays du monde qui a été à l’avant-garde des droits des femmes.

Pour le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, l’égalité de sexe est l’objet d’attaque et il est difficile d’être féministe. Cependant, les acteurs doivent continuer de se battre parce qu’ils croient à un monde meilleur. Dans son pays, les femmes autochtones sont discriminées. Cet état de fait est confirmé par une enquête nationale qui a révélé des violences faites aux femmes et aux filles autochtones. Le Canada a élaboré  un plan stratégique  pour mettre fin  à ces violences, a-t-il dit. Suite à ces deux  interventions un panel élargi aux présidents  Uru Kenyata du Kenya, Nana Akufo-Addo, du Ghana,  Sahle work Zewde de l’Ethiopie et des activistes a été constitué.

Chaque panéliste devrait répondre à la question, comment il a utilisé ou va utiliser son pouvoir pour l’égalité des sexes. Elu en 2015, le premier ministre canadien est l’un des pionniers a déclaré d’être féministe et dans son gouvernement il y a la parité homme/femme. Pour la présidente Ethiopienne, le travail ne fait que commencer dans son pays et il faudra travailler à la base pour opérer des transformations des normes sociales. C’est vrai que l’Ethiopie a une femme à sa tête  mais  « l’arbre ne doit pas cacher la forêt ».

Au Ghana, avec 52% de la population, le président Nana Akufo-Addo reconnait qu’il n’y a pas suffisamment de progrès, 30% de son gouvernement est constitué de femme. ‘ « Des efforts sont faits,  il reste beaucoup à faire mais là il faut que je sois réélu », a –t-il ironisé.

une partie de la délégation burkinabè

La situation au Kenya a été dépeinte par son président. Uru Kenyata  qui s’est réjoui d’avoir nommée des femmes aux ministères clés comme la défense, les affaires étrangères et à la fonction publique.

L’intervention de la représentante des  jeunes à ce panel, l’activiste  Zambienne, Natasha Mwansa a ému tout le monde. Tous les présidents se sont mis debout pour l’ovationner. Fermant défenseur des droits des femmes et des enfants Natasha a prouvé la capacité des femmes de prendre leur pouvoir afin de rendre leurs droits réels. En venant à woman Deliver sa mère lui a dit ceci « va et transforme le monde ».

L’un dans l’autre, la directrice générale de Woman Deliver  invite les 8 000 participants venant de 165 pays du monde à mettre à l’unisson leur pouvoir pour transformer le monde.

Boureima SANGA

bsanga2003@yahoo.fr

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