Le SG du ministère en charge de la culture, Dr Lassina Simporé(2e à partir de la droite): "Les experts discuteront de la stratégie à adopter pour défendre le dossier de notre pays".

En prélude à la 4e réunion des experts africains du Groupe 5a de l’UNESCO à Ouagadougou, le 10 juin prochain, les membres du comité d’organisation ont animé une conférence de presse, le mercredi 5 juin 2019 dans la capitale burkinabè.

La 43e session du Comité du patrimoine mondial (CPM) de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) se tiendra, du 30 juin au 10 juillet 2019 à Bakou, en Azerbaïdjan. A cet effet, le Burkina Faso qui occupe les postes de vice-présidence et de secrétariat du Groupe africain du CPM organisera la 4e réunion des experts africains du Groupe 5a (Angola, Burkina Faso, Ouganda, Tanzanie et Zimbabwe), du 10 au 14 juin prochain à Ouagadougou.

La teneur de ces deux événements majeurs de l’UNESCO a été livrée aux journalistes, le mercredi 5 juin 2019 dans la capitale burkinabè. Selon le Secrétaire général (SG) du ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme, Dr Lassina Simporé, le Burkina Faso est le seul pays africain qui sera en compétition à la 43e session du CPM avec la série de sites de métallurgie ancienne d’extraction du fer ( Ronguin, Kaya dans le Sanmatenga, Kindbo dans le Zondoma, Douroula dans le Mouhoun et Békuy dans les Hauts-Bassins) pour l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO.

L’inscription de ce dossier, a-t-il notifié, si elle venait à aboutir, portera, avec les ruines de Lorépéni dans le Sud-Ouest, et l‘extension du complexe du parc W, à trois, le nombre des biens culturels burkinabè figurant sur la prestigieuse liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Le Burkina Faso a-t-il des chances de voir son bien retenu ? Quels sont les objectifs de la 4e réunion des experts à Ouagadougou ?

Qui sont les participants à cette rencontre? Pour inscrire un bien sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, a indiqué M. Simporé, il faut que le pays dispose d’abord d’une liste indicative constituée de biens majeurs. Le Burkina Faso, a-t-il expliqué, a actuellement six biens majeurs parmi lesquels les sites de métallurgie ancienne d’extraction du fer. «L’UNESCO n’inscrit pas de sites similaires sur sa liste.

Quand on observe donc la liste des 1000 sites déjà inscrits, l’on ne retrouve aucun bien de ce genre. Cela constitue donc une chance pour le Burkina Faso», s’est-il réjoui. Il a ajouté que les principaux enjeux d’une inscription sur la liste du patrimoine mondial sont, entre autres, la réduction de la dégradation ou l’empêchement de la disparition d’un bien du patrimoine culturel et la sauvegarde des biens uniques et irremplaçables.

En ce qui concerne la deuxième question, Dr Lassina Simporé a répondu que cette réunion vise essentiellement une meilleure préparation des dossiers de la 43e session du CPM pour permettre aux experts africains de contribuer efficacement aux discussions concernant la mise en œuvre de la Convention de 1972 et de discuter de la stratégie que la région présentera lors de cette session.

«Les experts de 13 pays à savoir l’Afrique du Sud, l’Angola, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Nigeria, l’Ouganda, le Sénégal, le Togo et le Zimbabwe et les représentants de l’Unité Afrique du Centre du patrimoine culturel de l’UNESCO, le Fonds du patrimoine mondial africain basé en Afrique du Sud, le Bureau régional UNESCO de Dakar, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la commission de l’UEMOA et celle de la CEDEAO participeront à la rencontre de Ouagadougou», a précisé M. Simporé.

Kowoma Marc DOH
kowomadoh@gmail.com

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