Le ministre Ouaro a invité les candidats à ne pas paniquer.

Le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Pr Stanislas Ouaro, a donné le top de départ de la session 2019 du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), le jeudi 6 juin 2019 au lycée provincial Dimdolobsom de Boussé dans le Plateau central.

Le lycée provincial Dimdolobsom de Boussé dans le Plateau central présentait un aspect particulier en cette matinée du jeudi 6 juin 2019. Aux environs de 6 heures et quart, l’on procède aux derniers réglages dans ce centre devant abriter le lancement officiel de la session 2019 du Brevet d’études du premier cycle (BEPC).

Responsables pédagogiques, présidents de jurys, surveillants…tous se préparent à accueillir la délégation officielle conduite par le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Pr Stanislas Ouaro. Les candidats, quant à eux, sont arrêtés çà et là dans la cour de l’établissement.

En petits groupes, certains se donnent les derniers «conseils» avant le début des épreuves pendant que d’autres discutent de sujets divers, question d’évacuer leur stress. Leurs causeries seront interrompues par le son de la sirène du lycée. Les candidats sont invités à se présenter devant leurs salles de composition pour l’appel.

A l’appel du nom, chaque candidat présente sa fiche de table avant d’avoir accès à la salle de composition. Une fois les candidats installés, les surveillants procèdent à la lecture des consignes en attendant les «invités». A 7 heures passées d’environ vingt minutes, le ministre Ouaro fait son entrée au lycée, accompagné d’une forte délégation.

Après les salutations d’usage, il procède à un rapide tour de salles afin d’encourager et de déstresser les candidats. «Nous sommes venus vous souhaiter bon courage et bonne chance pour votre examen. Notre souhait est que vous fassiez du 100% à l’issue des épreuves», a-t-il dit aux élèves.

Au-delà du message d’encouragement, le ministre Ouaro a prodigué des conseils aux impétrants. «Respectez les consignes données par vos surveillants», leur a-t-il dit. Il a ajouté : «Considérez que vous n’avez pas de voisin, car le BEPC, vous devez le gagne dignement pour en être fiers.

Il n’y a pas de raison de vouloir jeter un coup d’œil sur la copie du voisin, parce que ce n’est pas évident qu’il connaisse mieux que vous. Alors, mettez-vous au sérieux, travaillez et vous verrez que tout se passera bien». Après la séance «conseils», le lancement à proprement dit pouvait commencer.

Et c’est par la dictée dont le titre est «la plaine commune» extrait d’un ouvrage de l’ex-ministre de la culture, Baba Hama, que le ministre Ouaro a donné le top de départ des épreuves avant de prendre congé des candidats.

Des dispositions sécuritaires «particulières»

Les candidats ont débuté la composition par l’épreuve
de dictée dont le titre est : «la plaine commune».

Pour cette session, ils sont 304 096 candidats soit 52% de filles et 48% de garçons sur l’ensemble du territoire national à prendre part aux épreuves du BEPC. Un nombre qui est en baisse de 3% par rapport à la session précédente. Cette régression du nombre de candidats s’explique, selon le Pr Stanislas Ouaro, par plusieurs raisons.

La principale qu’il a évoquée est la fermeture d’écoles dans certaines régions, notamment celles à défi sécuritaire dont l’Est, le Nord et la Boucle du Mouhoun. Mais pour lui, cette raison ne saurait à elle seule justifier cette baisse, car même au Centre où il n’y a pas eu fermeture d’écoles, le nombre de candidats a diminué.

La régression du nombre de candidats serait donc également due, à écouter le Pr Ouaro, au fait que l’année dernière, il y a eu à peu près 42% de taux de succès contre 28% l’année d’avant. «C’est dire qu’il y a eu moins de redoublants l’année dernière», a-t-il indiqué. Qu’à cela ne tienne, le ministre a indiqué que le plus important est que les épreuves se déroulent dans de bonnes conditions.

Et pour cela, il a indiqué que des dispositions particulières ont été prises, surtout en matière de sécurité. «Au niveau des centres d’examen, nous avons renforcé le système sécuritaire parce qu’on se rend compte qu’il y a des agressions contre le bon déroulement des examens», a-t-il indiqué, avant de déplorer l’attaque le 4 juin 2019 contre un convoi transportant les épreuves du BEPC à Kabonga, à une soixantaine de kilomètres de Fada N’Gourma qui, fort heureusement, a été repoussée.

En plus du renforcement du système de sécurité, le ministre Ouaro a noté que de nouveaux sites ont spécialement été aménagés dans certaines régions à risque sécuritaire afin de permettre aux candidats de prendre part aux épreuves. En dépit de toutes ces mesures, il a déploré le fait que certains candidats ne pourront pas prendre part aux épreuves du fait de l’insécurité.

Ils seront reconduits pour la session spéciale qui aura lieu en septembre prochain. Avant le BEPC, le ministre Ouaro a donné le top de départ du Brevet d’études professionnelles (BEP) et du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) au lycée technique de Boussé. Les premiers résultats du BEPC sont attendus pour le 14 juin prochain.

Nadège YAMEOGO

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