La 108e session de la Conférence internationale du travail (CIT) s’est ouverte, le 10 juin 2019, à Genève, en présence d’une importante délégation burkinabè, conduite par le Premier ministre, Christophe Dabiré. La rencontre est consacrée à la recherche de solutions sur l’avenir du travail face aux questions de genre, technologiques, environnementales et migratoires.

Des organisations patronales, des syndicats d’employés et des responsables gouvernementaux ont procédé à l’ouverture de la 108e session annuelle de la conférence internationale du Travail, le lundi 10 juin 2019, au Palais des Nations, à Genève. «Bâtir un avenir avec un travail décent», c’est le thème de la rencontre qui va accueillir une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement. Le chef du gouvernement burkinabè, Christophe Dabiré, présent en Suisse depuis la veille, s’exprimera au nom du Burkina Faso, le mercredi 12 juin, selon un calendrier indicatif. Les présidents Ibrahim Boubacar Kéita du Mali et Nana Akufo-Addo du Ghana ainsi que Daniel Kablan Duncan, vice-président de la Côte d’Ivoire, devront prendre la parole durant la conférence qui prendra fin le 21 juin 2019.
La conférence permettra de discuter de plusieurs sujets liés au travail et espère en tirer une déclaration qui impactera les relations aux services et hors-services les années à venir. Le directeur général du Bureau international du Travail (BIT), Guy Ryder, souhaite que la déclaration en projet réponde aux attentes sur les bouleversements observés dans le monde du travail à la suite du développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication, des variations climatiques, des flux migratoires etc.
«En adoptant de nouvelles normes internationales sur le travail pour mettre fin à la violence et au harcèlement au travail, cette conférence permettra de combattre les abus», a indiqué Guy Ryder.

Une importante délégation burkinabè

Les disparités salariales liées au genre, le harcèlement sexuel et la violence dans le monde du travail sont autres sujets inscrits à l’ordre du jour du congrès. «La paix durable a un lien étroit avec le traitement équitable des travailleurs des deux sexes», a affirmé Maria Fernanda Espinosa Garces, présidente de l’Assemblée générale des Nations unies, dernière intervenante à l’ouverture de la conférence.
Cette session annuelle du CIT marque aussi les 100 ans de la création de l’Organisation internationale du travail (OIT), seul héritage ayant survécu à la Société des nations, créée après les folies de la Première guerre mondiale. Le Burkina Faso, membre de l’OIT depuis son indépendance, participe à la commémoration de ce centenaire avec une forte délégation. En effet, le Premier ministre conduit une équipe comprenant le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Séni Ouédraogo, le ministre de la Jeunesse et de la Promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, Salifo Tiemtoré et certains de leurs collaborateurs. De même, la Caisse de retraite des fonctionnaires (CARFO), le Haut conseil du dialogue social, le Conseil national du patronat burkinabè sont aussi représentés. Egalement, au moins six responsables syndicaux dont Paul Kaboré (ONSL), Basolma Bazié (Collectif CGT-B) et Augustin Blaise Hien (CNTB) ont été aperçus à Genève. Ensemble, ils contribueront à définir les contours et les contraintes pour un travail décent dans un contexte de grandes mutations. Loin du pays, tout au moins à Genève, patrons, gouvernement et syndicats burkinabè ne se boudent pas.

Aimé Mouor KAMBIRE

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