Le ministre en charge de l’éducation nationale, Stanislas Ouaro (droite), montrant l’enveloppe de la première épreuve de l’examen du CEP.

Le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Stanislas Ouaro, a lancé, hier mardi 11 juin 2019 à l’école Tangsèga de Koubri dans la région du Centre, la session 2019 du Certificat d’études primaires (CEP). 419 260 candidats subiront les épreuves jusqu’au 13 du mois courant, à commencer par celle de rédaction dont le sujet est : «Tu as déjà fait une promenade. Raconte».

C’est par le récit d’une promenade qu’ils ont faite (épreuve de rédaction) que près de 419 260 candidats ont débuté les épreuves de la session 2019 du Certificat d’études primaires (CEP). Le sujet de la rédaction est libellé ainsi : «Tu as déjà fait une promenade. Raconte».

L’administration des épreuves de l’examen a été lancée, hier mardi 11 juin 2019 à l’école Tangsèga de Koubri dans la région du Centre par le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Pr Stanislas Ouaro. Peu avant 7 heures, celui-ci est passé dans quatre classes pour encourager les élèves, les conseiller de rester sereins et d’éviter de frauder afin de «réussir fièrement» à l’examen.

Les candidats se sont dit prêts à affronter les différentes compositions et ont promis un succès à 100% dans leur salle. Dans la deuxième classe visitée où se trouvait la candidate la plus âgée du centre, 32 ans, le chef du département de l’éducation nationale a demandé aux jeunes postulants de tout faire pour que leur «maman ou tantie ne réussisse pas seule».

Pour Stanislas Ouaro, la situation de cette femme montre aux enfants qu’à tout âge on continue d’apprendre. La quatrième classe visitée a servi au lancement officiel des épreuves par l’ouverture de l’enveloppe du sujet de la rédaction libellé : «Tu as déjà fait une promenade. Raconte», sujet dont la simplicité, selon le Pr Ouaro, indique qu’il n’y a pas lieu pour les postulants de paniquer. Dans le centre de Tangsèga, il y a, aux dires du président Seydou Kiendrébeogo, 298 candidats
inscrits.

Pas d’examen à Gasseliki

Près de 419 260 candidats subiront les épreuves du CEP.

En l’absence de six personnes, ce sont des garçons et des filles à parité égale de 146 qui composeront, le plus jeune d’eux étant âgé de 10 ans. «Il n’y a pas de difficulté particulière», a rassuré le responsable du centre. Concernant l’ensemble du pays, le patron de l’éducation nationale a fait savoir que sur les 419 260 candidats (dont 53,31% de filles et 46,68 de garçons), il y a 29 751 de plus qu’à la session 2018, soit un taux d’accroissement de 7,6%.

Les postulants, répartis dans 1907 centres et 8781 salles, subiront les épreuves jusqu’au 13 juin et sauront leur sort à l’issue de la correction, les 20 et 21 de ce mois. Ce ne sera pas le cas pour 68 élèves de Gasseliki dans la commune d’Arbinda, dont les compositions sont annulées en raison des récentes attaques terroristes ayant occasionné des déplacements de populations.

Pour eux, Stanislas Ouaro a promis une session spéciale d’examen en septembre prochain. Le sort des apprenants des six régions en proie au terrorisme est lié à la décision (année blanche ou session spéciale d’examen) d’un conseil de cabinet qui aura lieu, le vendredi 14 juin, après évaluation de l’exécution des volumes horaires.

Jean Philibert SOME

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