L’initiatrice du projet Ahoua Yaméogo (milieu) : "L'un de nos objectifs est de renforcer l’éducation artistique et culturelle de la jeunesse africaine".

Les responsables du projet «Les pinceaux de l’intégration» ont animé, le lundi 3 juin 2019 à Ouagadougou, une conférence de presse pour présenter ladite initiative, implémentée au Burkina Faso et au Mali.

La peinture peut être un exemple d’intégration entre les pays de la sous-région. C’est la conviction des responsables du Centre soleil d’Afrique (Burkina Faso) et de la Galerie Médina (Mali). Les deux structures ont, à cet effet, initié un projet commun dénommé «les pinceaux de l’intégration».

L’objectif de cette initiative est de renforcer l’éducation artistique et culturelle de la jeunesse africaine et particulièrement celle de la femme à travers l’art visuel. Ces informations ont été données aux journalistes, le lundi 3 juin 2019 à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse.

La principale animatrice de la rencontre, Ahoua Yaméogo, a indiqué en outre, que «Les pinceaux de l’intégration» visent la prévention et la résolution des conflits entre les communautés du Mali et celles du Burkina Faso, par l’art visuel en particulier et à travers la culture en général. «La culture peut apporter sa contribution dans les difficultés que traversent les deux pays sur les plans socioculturel, économique et sécuritaire», a soutenu Mme Yaméogo.

Les initiateurs entendent également, par le biais de ce projet, donner un élan commun aux artistes-plasticiens Maliens et Burkinabè par le canal de leurs créations. Selon elle, celles-ci seront axées sur le thème «consolidation sous régionale et genre par l’art visuel». Par ailleurs, à l’entendre, le projet « Les pinceaux de l’intégration » qui s’étalera de juin à novembre 2019 comportera trois phases.

La première, à ses dires, consistera à l’organisation, du 10 au 20 juin, d’une résidence d’artistes à l’espace culturel Gambidi de Ouagadougou et du 17 au 27 juin à la Galerie Médina au Mali à Bamako.

«Ces deux rendez-vous seront animés par des artistes burkinabè et maliens à l’endroit des participants en général et principalement des enfants défavorisés et des élèves» a-t-elle précisé avant d’ajouter qu’ils prendront fin par un vernissage les 21 et 29 juin respectivement à Ouagadougou et à Bamako.

La deuxième phase du projet, a-t-elle poursuivi, va se traduire par la tenue d’une caravane de l’intégration qui regroupera des acteurs culturels, des professeurs, des bloggeurs et des experts de l’art plastique du pays des Hommes intègres et de son voisin malien, du 15 octobre au 2 novembre 2019.

Elle a souligné que cette étape sera marquée par des expositions-ventes, des animations dans les villes de Ouagdougou, Koudougou, Bobo-Dioulasso, Sikasso, Bougouni et Bamako. A l’occasion, les caravaniers, a-t-elle ajouté, vont également échanger avec les populations dans les marchés, les quartiers et autres lieux publics sur le thème de la promotion de la paix et de l’acceptation interculturelle.

Un symposium atelier prévu en novembre 2019 à Bamako au Mali, va marquer la dernière phase du projet, a annoncé Mme Yaméogo. Elle a affirmé que ce conclave réunira sur un même plateau, des artistes de «renom» du Burkina Faso et du Mali autour de la thématique de l’intégration culturelle en Afrique. En rappel, le projet «Les pinceaux de l’intégration» a été retenu par Culture At Work Africa et l’Union européenne dans le cadre d’un appel à projet qui a concerné toute l’Afrique.

Arnaud Fidèle YAMEOGO
(Stagiaire)

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