Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré (2e à gauche) : « Nous nous battons chaque jour pour que tous les enfants burkinabè aillent dignement à l’école».

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a présidé la cérémonie de lancement de la construction de 100 complexes scolaires financés par la République populaire de Chine, le samedi 15 juin 2019, à Sandogo, dans la commune de Boussé, région du Plateau central.

100 complexes scolaires (composés chacun de 3 salles de classe, d’un bureau, d’un magasin) intégrant 300 blocs de latrines, 100 forages, équipés en mobiliers et alimentés en énergie solaire, d’un coût de 5,8 milliards F CFA. Tel est le don que la République populaire de Chine offre au Burkina Faso, un an après la reprise des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays.

Le lancement officiel de la construction de ces infrastructures scolaires a eu lieu, le 15 juin 2019 à Sandogo, dans la commune de Boussé, région du Plateau-central, sous la présidence du chef de l’Etat burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré et en présence de l’ambassadeur de Chine, Jian Li, des membres du gouvernement, des populations et élèves de Sandogo. Selon le ministre en charge de l’éducation nationale, Pr Stanislas Ouaro, la réalisation de ces complexes scolaires, dans un délai de 5 mois, au profit des régions du Plateau central, du Centre-Ouest, de la Boucle du Mouhoun, du Nord et des Hauts-Bassins, entre dans le cadre de l’engagement du Président du Faso de mettre fin aux classes sous paillote.

Cet engagement, a-t-il soutenu, est fondé sur la conviction du chef de l’Etat, qu’un cadre d’enseignement et d’apprentissage sain et attrayant contribue à l’amélioration de la qualité de l’éducation. Exprimant la reconnaissance du gouvernement burkinabè à celui chinois, le ministre Ouaro, paraphrasant Thomas Sankara, a indiqué que cet appui dans le domaine éducatif fait partie des types d’aide qui permet au bénéficiaire de se passer de l’aide.

Développer le capital humain

Et d’ajouter que le volet éducation de la coopération sino-burkinabè découle de la vision commune des chefs d’Etat des deux pays, à savoir que le développement humain est le meilleur investissement pour promouvoir la prospérité des individus et des nations. Selon le diplomate chinois, ce don traduit le dynamisme des relations entre les deux pays.

La population de Sandogo et de la commune de Boussé a été témoin
du lancement de la construction de 100 complexes scolaires.

«La mise en œuvre de ce projet marque un pas de plus dans la marche à deux entre la Chine et le Burkina vers une amitié forte, indivisible et éternelle», a martelé Jian Li. Pour lui, la reprise des relations entre Ouagadougou et Pékin, constitue une décision de raison. Elle s’adapte non seulement aux tendances historiques, mais aussi répond aux attentes et aspirations du peuple burkinabè, a-t-il poursuivi.

Le Président du Faso, après avoir visité une classe sous paillote de l’école de Sandogo, a posé la première pierre du complexe scolaire de ladite localité, lançant ainsi la construction des 100 complexes scolaires. Pour Roch Marc Christian Kaboré, la réalisation des 100 écoles est le fruit de la nouvelle coopération sino-burkinabè qu’il souhaite voir se renforcer année après année.

Des infrastructures de qualité dans les délais

Ce projet entièrement financé par la Chine, a-t-il signifié, traduit son engagement à mettre fin aux classes sous paillote. «Nous nous battons chaque jour pour que notre programme se déroule durablement afin de respecter l’engagement qui consiste à faire en sorte que tous les enfants du Burkina Faso puissent aller dignement à l’école, dans des meilleures conditions», a affirmé le Président du Faso. Et à en croire le ministre de l’Education, les résultats déjà atteints sont encourageants en dépit des restrictions budgétaires liées à la donne sécuritaire.

Selon lui, 1870 salles sous paillote ont été résorbées entre 2016 et 2018, et 642 le seront d’ici à la fin 2019 pour un total de 2512 classes sous paillote résorbées, soit un taux de réalisation de 57,7%. Le maire de la commune de Boussé, Nicolas Sawadogo, et le représentant des coutumiers, Naaba Kangho du Canton de Sao, ont salué le choix de Sandogo pour le lancement du projet qui viendra soulager élèves, parents et enseignants. Ils ont imploré Dieu et les ancêtres pour qu’il y ait la paix au Burkina Faso.

Le ministre Ouaro et l’ambassadeur Li ont invité les entreprises sélectionnées à livrer des infrastructures de qualité, dans les délais contractuels. En guise de soutien aux forces de défense et de sécurité, les élèves de la circonscription de Boussé 2 ont remis une somme symbolique au chef de l’Etat.

Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com
Kowoma Marc DOH

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