L’UNICEF organise, en partenariat avec le Premier ministère, du 17 au 21 juin 2019 à Ouagadougou, un séminaire régional de renforcement des capacités sur la protection sociale sensible aux enfants. Les experts du domaine vont, durant cinq jours, élaborer une feuille de route pour opérationnaliser leurs systèmes de protection.

La situation des enfants en Afrique, notamment occidentale et centrale, selon le rapport mondial 2017, est alarmante : plus de 30% des décès d’enfants, de moins de cinq ans dans le monde, survient dans cette zone. En outre, la prévalence du mariage d’enfants est de 41%, soit 60 millions de filles mariées avant l’âge de 18 ans. En vue de changer la donne, une cinquantaine de personnes, venues d’Afrique de l’Ouest et du Centre, séjournent du 17 au 21 juin 2019 à Ouagadougou, pour renforcer leurs capacités en matière de protection sociale sensible aux enfants. Pour la représentante-résidente de l’UNICEF au Burkina Faso, Dr Anne Vincent, la thématique qui réunit les acteurs de la protection sociale, au lendemain de la journée de l’enfant, est spécialement pertinente dans le contexte actuel de crises récurrentes alimentaires, financières et sécuritaires qui ont durement affecté les populations les plus vulnérables de la sous-région Ouest-africaine. «Cet atelier constitue une étape importante dans nos efforts entamés depuis 2013 en vue de la mise en place d’un socle de protection sociale sensible à l’enfant afin de rompre la transmission intergénérationnelle de la pauvreté au Burkina Faso», a-t-elle indiqué. Ainsi, en cinq jours, les experts vont échanger autour de neuf modules parmi lesquels, les concepts et pratiques de la protection sociale, la protection sociale pour la gestion des risques et la protection sociale pour garantir la couverture du risque sanitaire pour tous. Le rapport a, en outre, révélé que l’Afrique de l’Ouest et du Centre ont la couverture de traitement antirétroviral pédiatrique la plus faible au monde, avec seulement 21%. Alors qu’en 2016, 62 000 adolescents de 15 à 20 ans ont été nouvellement affectés par le VIH. «Le tableau paraît sombre et les chiffres et faits peuvent nous pousser au découragement», a déploré Dr Anne Vincent. Toutefois, elle a estimé que les tendances peuvent être inversées si les acteurs de la lutte s’investissent davantage. Au sortir de ces journées de réflexions, les participants vont élaborer une feuille de route pour opérationnaliser les systèmes de protection sociale afin de réduire les inégalités et d’instaurer une justice sociale dans les pays d’Afrique occidentale et centrale. Tout en leur souhaitant de fructueux échanges, la représentante du Premier ministre, Dr Claudine Lougué, a réaffirmé l’engagement du gouvernement pour une politique sociale inclusive.

Mariam OUEDRAOGO
mesmira14@gmail.com

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