Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a organisé, le dimanche 23 juin 2019, à Ouagadougou, une rencontre avec ses secrétaires généraux des provinces et communes du pays. Les échanges ont été perturbés par un groupe de jeunes.

C’est sous haute surveillance de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS), que la direction du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a rencontré, le dimanche 23 juin 2019, au stade du 4-Août, à Ouagadougou, les secrétaires généraux de ses sections provinciales et communales du pays. Initialement prévue à 9 heures, la rencontre a failli être empêchée, selon une source interne au parti, par plus d’une cinquantaine de jeunes. Ceux-ci ont voulu s’opposer à la tenue de la rencontre, brisant les fenêtres de la salle devant abriter les travaux. Appelée de toute urgence, la CRS a sécurisé les lieux et la rencontre a pu se tenir. Pour le président du CDP, Eddie Komboïgo, à la suite de la suspension, par décision de justice, du congrès extraordinaire devant régulariser le Bureau politique national (BPN), le Bureau exécutif national (BEN) s’affaire à ramener le BPN de 1004 à 600 membres. «Nous ne pouvons pas faire une commission ou enlever seuls le nom de telle ou telle personne. C’est pourquoi, nous avons appelé l’ensemble de nos SG des 45 provinces et des 370 communes et arrondissements pour discuter et voir qui, il faut enlever pour revenir aux 600 noms», a-t-il expliqué. Et de soutenir que les mêmes frondeurs, qui ont animé des conférences de presse pour dénigrer et insulter la direction du parti, ont instrumentalisé des jeunes pour troubler la réunion. «Nous nous demandons à quel but si ce n’est pour liquider le parti», a précisé M. Komboïgo. Quant aux décisions qui seront prises lors de la rencontre, le président du CDP a indiqué que la réunion ne se tient pas pour sanctionner qui que ce soit. «Nous allons délibérer parce que nous sommes venus pour nous concerter pour décider de ce qu’il faut faire pour réduire le nombre de membres du BPN. Plus tard, les instances pourraient se réunir et s’il y a une sanction à prendre, nous n’hésiterons pas», a-t-il dit. Eddie Komboïgo a donc appelé l’ensemble des militants du CDP à rester «sereins» et «unis» derrière la direction du parti, parce que des solutions seront trouvées. «Rien n’arrêtera le CDP dans sa marche pour la conquête du pouvoir en 2020», a-t-il fait savoir.
A l’entame de la rencontre, le premier vice-président, Achille Tapsoba, a fait à l’assistance, la genèse de la «pagaille» au sein du parti, mise au compte de certains cadres qui soutiennent la candidature de Kadré Désiré Ouédraogo à la présidentielle de 2020.

Jean-Marie TOE

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