La Confédération des institutions financières d’Afrique de l’Ouest (CIF) a tenu sa 10e assemblée générale ordinaire, le vendredi 21 juin 2019, à Ouagadougou.

La Confédération des institutions financières d’Afrique de l’Ouest (CIF) est en «bonne santé». Au 31 décembre 2018, ses six réseaux membres comptaient 171 caisses de base affiliées. Les caisses ont rendu les services financiers accessibles à 4 796 179 membres dans 794 points de vente. Elles ont mobilisé, en fin 2018, un encours d’épargne de l’ordre de 373 849 milliards F CFA. Quant au plan de travail, son taux de réalisation a été établi à 91,12%. Ce bilan a été dressé par le Président du conseil d’administration (PCA) de la CIF, Moustapha Niang, lors de la 10e assemblée générale de l’institution, le 21 juin 2019 à Ouagadougou. Le taux de réalisation du plan de travail de la CIF en 2018 établi à 91,12% a été jugé satisfaisant par le président du conseil d’administration, Moustapha Niang. Pour le PCA, ces résultats sont l’aboutissement des efforts conjugués de tous les acteurs : dirigeants, personnel, partenaires techniques et financiers et la tutelle. «Au cours de 2018, la situation socioéconomique de la sous-région et partant du pays siège de la confédération était caractérisée par un contexte sécuritaire délétère. Mais dans cet environnement, les réseaux membres de la CIF ont fait preuve d’expérience et d’adaptation pour poursuivre résolument leurs objectifs individuel et collectif permettant l’évolution des indicateurs en 2018», s’est réjoui Moustapha Niang.
Malgré les succès, d’énormes défis restent à relever pour une confédération au service des réseaux de coopératives financières viables et responsables offrant des services de qualité, a-t-il souligné. A titre illustratif, le secteur de la micro finance de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) a connu en 2018, un taux d’accroissement des épargnes de 13,2% et de l’encours des crédits de 18,2% contre des taux respectifs de 3% et 8,13% pour le réseau CIF, selon M. Niang.
«Ces données montrent à suffisance que les caisses de micro finance ne sont pas dans le rythme de la croissance de l’épargne et du crédit dans l’espace UMOA», a reconnu le PCA de la CIF.

Soutenir le réseau

Conscient de cela, il a exhorté les dirigeants et le personnel, à plus d’abnégation au travail. Quant aux partenaires techniques et financiers et à la tutelle, le PCA attend plus d’accompagnement pour permettre au réseau de combler cette marge de progression.
Depuis août 2018, la CIF est entrée dans une phase cruciale du processus de remplacement de son Système d’information et de gestion(SIG). Et M. Niang a convié tous les acteurs à travailler avec plus de professionnalisme pour la réussite de ce projet vital pour l’avenir du réseau. «Un SIG performant devrait nous permettre de diversifier nos offres de service, d’avoir des informations fiables et à temps réel indispensables pour les prises de décisions et la bonne gouvernance», a-t-il poursuivi.
Selon le représentant du ministre en charge de l’économie, Victor Guissou, le département, la tutelle, accorde une attention particulière à ce projet au regard des enjeux que revêt cette solution, mais aussi, de l’importance en terme d’investissement financier, humain et matériel que cela nécessite. «Je vous encourage à veiller à la réussite de ce noble chantier dans les délais raisonnables et surtout œuvrer fortement à minimiser les risques et écarts possibles», a déclaré le représentant du ministre en charge de l’économie.
Victor Guissou a rassuré la disponibilité du gouvernement à appuyer le réseau afin que ce projet débouche sur une croissance durable et aussi large que possible de leurs réseaux respectifs. Car, a-t-il confirmé, le souci permanent de la protection de l’épargne, la sécurité des opérations ainsi que l’obligation de rendre compte doivent guider leurs actions quotidiennes afin de protéger le capital de confiance entre eux et leurs sociétaires.
Mise en place en 2007 à Ouagadougou, la confédération des institutions financières d’Afrique de l’Ouest est composée de six faitières nationales de coopératives d’épargne et de crédit dans les pays de la zone UMOA. Il s’agit de la Faitière des caisses populaires du Burkina (FCPB), la Faitière des caisses d’épargne et de crédit agricole mutuel du Bénin (FECECAM-Bénin), la Faitière des unités coopératives d’épargne et de crédit du Togo (FUCEC-Togo), l’Union des caisses mutuelles d’épargne et de crédit du Mali (KafoJiginew), le Réseau des caisses d’épargne et de crédit du Mali (Nyesigiso) et l’Union des mutuelles du partenariat pour la mobilisation de l’épargne et le crédit au Sénégal (UM-PAMECAS).

Abdel Aziz NABALOUM
emirathe@yahoo.fr

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