L’ambassade du Canada au Burkina Faso a offert une réception aux Canadiens résidant au pays des Hommes intègres, le mardi 25 juin 2019, à Ouagadougou, à l’occasion du 152e anniversaire du pays.

Les relations diplomatiques entre le Canada et le Burkina Faso, vieilles de 57 ans, sont «très solides et variées». C’est ce qu’a affirmé l’ambassadeur du Canada au Burkina Faso, Edmond Wega, lors de la réception qu’il a offerte, en compagnie de son épouse Arlette, et de l’ensemble du personnel de l’ambassade, aux Canadiens et amis du Canada, le mardi 25 juin 2019, à l’occasion de la célébration du 152e anniversaire de son pays. Célébré chaque 1er juillet, cet anniversaire a été anticipé au Burkina Faso, pour permettre à ceux qui veulent aller faire la fête au pays de voyager, selon l’ambassadeur. Pour sa 2e année de présence au Burkina Faso, M. Wega a précisé que du chemin a été parcouru. Il a rappelé que sous la présidence canadienne du G7, un financement a été initié en vue de permettre aux filles et femmes d’avoir accès à une éducation de qualité, des formations techniques, et ce, dans des environnements en conflit et dans les Etats «fragiles» comme le Burkina Faso. Il a poursuivi que dans le but d’apporter sa contribution aux pays en matière de développement du capital humain, le Canada a substantiellement contribué à la reconstitution du Mécanisme de financement mondial (GFF en anglais), du Fonds mondial pour la tuberculose, le VIH/Sida et le paludisme et du Partenariat mondial pour l’éducation. «Parce que le monde continue de souffrir des affres de la division, de l’extrémisme violent, du terrorisme et de la criminalité, le Canada reste engagé dans les efforts menés pour une région du Sahel plus apaisée», a fait savoir le diplomate. Ainsi a-t-il dit, en juillet 2018, son pays s’est joint à 56 autres, dont le Burkina Faso, pour contribuer à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).
Souhaitant une présidence réussie du G5 Sahel au Burkina Faso, Edmond Wega a eu une pensée pieuse pour les victimes des attaques terroristes au pays des Hommes intègres et particulièrement pour ses compatriotes, dont le géologue Kirk Wooden, assassiné et la disparition de Edith Blais et de son compagnon Italien. «La coopération entre Etats est un impératif pour lequel le Canada compte œuvrer s’il est élu pour un siège non permanent au Conseil de sécurité des Nations unies. Le Canada est fier d’être resté et de rester aux côtés du Burkina Faso dans un contexte difficile», a indiqué M. Wega. Déjà, a-t-il soutenu, son pays a porté à près de 2 milliards F CFA, son assistance humanitaire depuis le début de l’année 2018 et continue de soutenir le Burkina Faso pour fournir une éducation à tous, surtout aux jeunes filles avec près de 4,5 milliards F CFA. Le Canada compte renforcer cet appui par une assistance technique en vue d’accompagner le
gouvernement dans ses réformes de décentralisation et l’amélioration des services éducatifs sensibles au genre et à tous. La première visite en terre africaine de la Gouverneure générale du Canada au Burkina Faso, couronnée de l’inauguration du SIAO aux côtés du président du Faso, le 26 octobre 2018, et la participation de Canadiens à la 26e édition du FESPACO en début 2019, ont aussi été mises à l’actif du dynamisme de la coopération entre les deux pays.
Chef de la délégation gouvernementale à ce cocktail, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, Siméon Sawadogo, a remercié le peuple canadien pour cette «belle et fructueuse relation» entre les deux pays. Il a salué l’expertise mondialement reconnue du Canada dans l’industrie extractive faisant de lui, le premier investisseur privé au Burkina Faso avec actuellement des sociétés minières comme Orezone Bomboré, Roxgold Sanu, Iamgold/Essakane, Terang Gold, Endeavour mining et Sarama mining, en activité au Burkina Faso.

Jean-Marie TOE

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