Le Laboratoire national de santé publique (LNSP) et la direction générale des Douanes ont organisé un cadre d’échanges en vue de renforcer leur collaboration en matière de contrôle de qualité, le mardi 25 juin 2019, à Ouagadougou.

Dans le souci d’assurer la sécurité sanitaire de la population, le Laboratoire national de santé publique (LNSP) et la direction générale des Douanes ont initié un cadre d’échanges en vue de renforcer leur collaboration, le mardi 25 juin 2019 à Ouagadougou. Présentation des deux structures, discussions autour des points communs, visite des équipements du LNSP étaient à l’ordre du jour. Selon le Directeur général (DG) du LNSP, Pr Elie Kabré, l’objectif général de la rencontre était d’échanger sur les activités communes du LNSP et de la Douane en matière de contrôle de qualité. Il a ajouté comme objectifs spécifiques, la présentation des missions et des activités du LNSP et de la Douane, la connaissance des préoccupations et des contraintes des deux structures en matière de contrôle, etc. «Nous sommes chargés de préserver la santé des consommateurs. Un des partenaires privilégiés du LNSP se trouve être la douane. Dès la création du laboratoire, il y a une vingtaine d’années, nous avons travaillé étroitement avec la douane pour asseoir toute la nomenclature des aliments, de tout ce qui est contrôlé aujourd’hui au LNSP», a poursuivi le DG. Il a confié que la volonté est d’enraciner leur collaboration et de créer des cadres de concertations permanentes, afin de trouver des réponses idoines aux questions de sécurité sanitaire liées à l’importation de certains produits au Burkina Faso. «Il s’agit d’une collaboration fructueuse et nous pensons la pérenniser ; ce qui permettra à nos deux administrations de jouer les rôles d’avant-gardistes de la sécurité sanitaire de nos populations», a renchéri le Pr Kabré. Il a déploré le fait que beaucoup de produits sur le marché ne passent pas par le LNSP. Il a indiqué que tout citoyen peut soumettre un produit dont il doute de la qualité au contrôle du LNSP.
La chargée de mission auprès du directeur général des douanes, représentant son premier responsable, Micheline Ilboudo, a souligné que le LNSP est un partenaire qui permet de dédouaner certaines marchandises. «Dans le dédouanement des produits tels que les aliments, les médicaments, les produits cosmétiques, il faut un certificat du LNSP, et tant que cela ne figure pas parmi les documents qui ont été joints, le vérificateur ne peut pas dédouaner la marchandise», a-t-elle fait savoir.

Des missions de la Douane et du LNSP

Mme Ilboudo a également signifié que cette opération permet de gérer les risques alimentaires liés à l’importation de certains produits. Elle a dit être édifiée de tout le travail qui se fait au sein du LNSP et a apprécié le partenariat. Le DGA de la législation et de la réglementation douanière, Joseph Ouédraogo a expliqué que la douane a trois missions principales, à savoir la fiscalité, l’économie, l’assistance aux autres administrations. Deux types de services composent l’institution, a-t-il relevé. Il s’agit des services centraux et ceux déconcentrés. Quant au directeur régional du LNSP de Ouagadougou, Christian Kaboré, il a donné les missions principales du LNSP qui sont : effectuer des analyses de biologie médicale à la demande de personnes physiques ou morales, publiques ou privées, assurer la surveillance dosimétrique des personnes exposées aux rayonnements ionisants et tout autre activité de radioprotection nécessaire. Aussi, contrôler la qualité des aliments, des cosmétiques, des désinfectants, des antiseptiques, des tabacs et cigarettes, des pesticides, et autres consommables de toute nature et de toute provenance, etc. Il a mentionné que le laboratoire dispose d’équipements de haut niveau, mais des défis restent à relever tels que l’insuffisance de maintenances préventive, curative, etc. M. Kaboré a rappelé que  le LNSP a été créé en 1999 et le personnel travaille à obtenir le statut de centre de santé de référence sous régional d’études de ‘’bioéquivalence’’ en médicaments. «Ce qui va permettre de donner notre expertise dans la sous-région», a-t-il mentionné. Du point de vue institutionnel, le LNSP va évoluer pour s’appeler Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’environnement, de l’alimentation, du travail et des produits de santé, a-t-il souligné.

Dawara Sylvie SOU
(Stagiaire)

 

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